Cyclisme - Axel Merckx cherche 300 000 € pour la survie de son équipe américaine

L'Equipe.fr
·2 min de lecture

Axel Merckx (48 ans) est depuis douze ans le manager de l'équipe américaine Hagens Berman-Axeon, composée de jeunes coureurs, où Tao Geoghegan Hart a notamment été formé. Mais il lui manque 300 000 euros pour boucler le budget de la saison 2021. Axel Merckx a reçu beaucoup de louanges au terme du Tour d'Italie, qui s'est achevé le 25 octobre. Pensez donc, il a formé le vainqueur, le Britannique Tao Geoghegan Hart (25 ans), resté pendant trois ans (de 2014 à 2016) dans son équipe Hagens Berman-Axeon avant de signer pour le team Sky. Il s'est également occupé du Portugais Joao Almeida (22 ans, Deceuninck-Quick Step), autre révélation du Giro, qui porta le maillot rose durant quinze étapes avant de finir à la 4e place du classement. Son compatriote Ruben Guerreiro (26 ans, EF) est également passé dans son équipe américaine de 3e division. Axel Merckx « J'aime travailler avec les jeunes mais je me rends compte que c'est très difficile d'attirer les sponsors. » Marié à une Canadienne, Axel Merckx vit en Colombie-Britannique depuis 2007. Il a monté sa structure en 2009, forme des jeunes coureurs et se bat chaque année pour la maintenir dans le paysage du cyclisme américain. Dans un article que lui consacre le journal belge La Dernière Heure, il alerte : « pour la prochaine saison, il manque 300 000 euros pour être au niveau de cette année. On va essayer de survivre au moins une demi-année pour pouvoir offrir quelque chose aux coureurs. Ce n'est pas facile, il faut trouver plus de fonds pour pouvoir courir en Europe, où l'on est souvent présents, et faire des camps d'entraînement. » Son budget actuel est inférieur à 1,5 million de dollars (1,27 million €). Auparavant, dans une interview accordée à L'Équipe, il expliquait : « C'est le problème d'une équipe de formation, le coureur part, tu n'as rien en retour. J'aime travailler avec les jeunes mais je me rends compte que c'est très difficile d'attirer les sponsors. On est un peu les oubliés du cyclisme. Moins de gars (sponsors) sont passionnés par les Espoirs. » S'associer avec une équipe World Tour Il ajoute dans La DH : « Ce qui me surprend plus, c'est que je n'ai pas eu beaucoup de contacts avec des sponsors européens, alors qu'on y est bien présents. Et puis, l'absence de réaction du monde du cycle m'étonne aussi. Avec tout ce qui se passe, les vélos sont en rupture de stock, les magasins sont pris d'assaut. Ça me semble le moment de faire de la publicité. » Axel Merckx n'exclut pas la possibilité d'une association avec une équipe du World Tour afin d'en devenir le réservoir mais, à ce jour, il ne voit rien venir.