Cyclisme - Bruges-La Panne - Anthony Turgis : « J'y mettrai toujours du coeur »

L'Equipe.fr
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Anthony Turgis, qui va clore sa saison à La Panne mercredi, a vu son goût pour les classiques flandriennes encore augmenter après sa 4e place dans le Tour des Flandres dimanche. « Cela a dû être un moment particulier de passer le Koppenberg en tête dimanche...
Oui. Au pied, j'ai décidé d'accélérer parce que je vois qu'il y a une possibilité d'anticiper légèrement le placement et de faire la côte plus à mon train, plutôt que de subir une grosse accélération comme celle de Julian Alaphilippe. Ça permet d'économiser un peu de force. J'étais vraiment dans la gestion de course, je calculais les monts qui restaient derrière, et c'est vraiment dommage que notre groupe de sept se soit fait rattraper, on aurait pu courir différemment. Ensuite, c'est vite reparti devant, ils sont ressortis à un moment où je ne pensais pas que ça allait accélérer, comme quoi, on n'est jamais sûrs de rien sur cette course-là. L'an dernier, vous découvriez la course, quelles différences avez-vous pu constater cette saison ?
L'an dernier, je n'avais pas le même rôle, on avait tous été perturbés par la chute de Niki (Terpstra). Il y avait plus d'accélérations, des gestions de tempo, où ça montait doucement puis ça accélérait fort, alors que cette année, chaque mont a été monté très vite, donc ça a créé une autre course. Je devais plus attendre, l'an dernier j'avais anticipé dans le Kanarieberg et j'y avais laissé des plumes pour la suite. Ça m'a appris à mieux gérer mes efforts, ce qui est important sur ces courses-là. Ce sont des courses qui me conviennent, donc j'ai envie de continuer à m'y impliquer. « Que ce soit Roubaix ou le Tour des Flandres, ça reste des courses qui m'intéressent vraiment » La Panne, c'est un bonus de fin de saison ?
Oui, j'ai toujours à coeur de bien terminer mes saisons, je sais que je suis en bonne condition, en plus ils annoncent un vent fort, donc je vais essayer de m'appliquer jusqu'au bout. Avec la bonne condition, c'est encore plus rageant qu'il n'y ait pas Paris-Roubaix dimanche ?
Oui, mais c'est comme ça. Après, que ce soit Roubaix ou le Tour des Flandres, ça reste des courses qui m'intéressent vraiment et j'y mettrai toujours du coeur. »