Cyclisme - Christian Prudhomme :

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Le directeur du Tour de France a partagé son immense tristesse après la disparition de Raymond Poulidor, ce mercredi. Christian Prudhomme (directeur du Tour de France) : « Ce qu'il remue en moi est très personnel car c'est lui qui m'avait donné l'amour du Tour. Il était de cette génération avec Merckx, Thévenet, qui m'a ébloui. En 1970, on était allé voir passer le Tour en famille, avec mon frère, ma soeur, au col de Coux, près de Morzine, j'avais vu le maillot jaune d'Eddy Merckx mais pas le violine de Poulidor, ça m'avait contrarié. Ces derniers jours, j'avais souvent sa fille, Isabelle, au téléphone, je savais qu'il allait mal, je me suis mis à relire, à feuilleter tous les livres que j'ai de lui, La gloire sans maillot jaune, Mon âge d'or, un livre de Brouchon sur lequel il avait écrit, en dédicace « pour mon supporter en culotte courte » ce qui renforce ma tendresse. « Il réconciliait des générations sur son nom » Poulidor était le cyclisme. Il réconciliait des générations sur son nom, je me souviens que dans la fameuse étape du Mont Revard (gagné par Guimard) en 1972, il avait attaqué trois fois, et je revois ma mère et sa belle-mère cote à cote, devant la télévision, partager la même admiration. Je m'étais dit, il fait du bien aux gens. Aujourd'hui je veux retenir sa longévité et son humour, comme lorsqu'on le voyait au cinéma faire de la publicité pour la Samaritaine, il en ressortait avec un maillot jaune en disant « On trouve tout à la Samaritaine ». Pareil il y a deux ans, à la présentation du Tour, au Palais des Congrès, nous l'avions fait monter sur scène, face au public, avec Merckx, Hinault, Indurain, il avait dit « à nous quatre on a gagné quinze Tours de France ». C'était ce même humour. En dépit des années, l'homme n'avait pas changé. » Raymond Poulidor, c'était la « Poupoularité » Poupou est mort

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