Cyclisme : les critériums ne font plus recette

Journal du Dimanche

La nuit est tombée sur Marcolès, village du Cantal de 600 habitants. Le silence habituel s'est effacé derrière la clameur de milliers de spectateurs et la voix reconnaissable de Daniel Mangeas, speaker du Tour de France pendant quarante ans. Sur la fin de la course, Romain Bardet, avec son maillot de meilleur grimpeur de la Grande Boucle, est repris par Warren Barguil, qui remporte la 22e édition du critérium local. L'un des douze derniers organisés en France. "C'est un grand plaisir d'être mis à l'honneur, souffle le champion de France, quatre critériums à son actif depuis sa 10e place au Tour. J'aimerais en faire plus, mais la saison est loin d'être terminée." Elle le mènera en Norvège cette semaine, pour l'Arctic Race.

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Ne cherchez pas les critériums dans le calendrier professionnel. C'est une parenthèse de fêtes populaires où l'enjeu sportif est secondaire, le scénario presque écrit à l'avance. Les organisateurs assurent ne pas donner de consigne, mais il est de coutume que la vedette s'impose. C'est une règle implicite. "C'est la continuité de la ferveur du Tour, se rappelle le jeune retraité Sylvain Chavanel. Ça roule vite, ça attaque dans tous les sens. On prolonge la magie." Après trois semaines d'efforts et de stress intense, dans une ambiance de kermesse, les coureurs viennent en famille, multiplient les selfies et les autographes.

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Faire venir le maillot jaune, c'est devenu impossible

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Pour offrir à un pu...


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