Cyclisme - Dauphiné - Un week-end « feu d'artifice » sur le Critérium du Dauphiné 2021

L'Equipe.fr
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Gilles Maignan, le responsable sportif du Critérium du Dauphiné, évoque les spécificités du parcours de l'édition 2021, marqué par le retour du contre-la-montre et deux dernières étapes de toute beauté en haute montagne.

« Au vu du parcours, il n'y aura pas beaucoup de répit lors du prochain Critérium du Dauphiné (30 mai - 6 juin 2021)...
C'est un terrain qui s'y prête. En Auvergne-Rhône-Alpes, il est difficile de trouver des parcours plats : il y aura donc encore beaucoup de relief, et un dernier week-end feu d'artifice en montagne. C'est un format qui nous plaît et que l'on tient à rééditer. Cela fait plusieurs années que la course est mouvementée jusqu'au tout dernier jour, où l'étape part souvent à bloc et où il est difficile pour l'équipe du leader de contrôler quoi que ce soit. Ce n'est pas un cadeau d'avoir le maillot jaune le dimanche matin... À ce moment de l'année, les coureurs ne calculent pas, ils veulent faire leurs preuves à l'approche du Tour de France. Cela donne en général un superbe spectacle. Pourvu que ça dure.

Cette édition marquera aussi le retour du contre-la-montre individuel (absent de l'édition 2020 avant même que celle-ci ne soit réduite à cinq étapes à cause de la pandémie)...
On voulait tenter cette option l'an passé, voir ce que cela pouvait donner. Cette année, on a choisi de le remettre, mais dans un format court (16,4 km entre Firminy et Roche-la-Molière, 4e étape). On ne voulait surtout pas que le chrono fasse la différence sur la semaine en creusant des écarts monumentaux.

Les sprinteurs ne seront pas à la fête...
Il n'y a que la troisième étape qui pourrait se finir au sprint, et encore : le vainqueur sera un sprinteur un peu puncheur, car l'arrivée est en haut d'une petite bosse de 800 mètres (à Saint-Haon-le-Vieux), pas très dure, mais il ne faudra pas être trop lourd pour arriver en tête au sommet. Les autres étapes seront beaucoup trop accidentées pour les purs spécialistes.

Quelle est la plus belle trouvaille de ce parcours selon vous ?
La cinquième étape, qui arrive à Saint-Vallier, devrait se jouer sur la Côte du Montrebut, à 12 kilomètres de l'arrivée. C'est une côte inédite que je ne connaissais pas, un vrai mur, très difficile : 1,3 kilomètre à 12 % de moyenne et des passages à plus de 20 %. Les grands cols du week-end, en revanche, on les connaît bien. On aimerait bien en trouver de nouveaux, mais il faut prendre en compte la qualité de la route : souvent, dans les descentes, c'est un peu rock and roll et il faut faire très attention avec ça. On privilégie la sécurité.

Que pouvez-vous nous dire du week-end final, avec dix ascensions répertoriées, dont trois hors-catégorie ?
Les deux dernières étapes seront de sacrés morceaux. Le samedi, les coureurs enchaîneront Col du Pré (12,6km à 7,7%), Cormet de Roselend (5,7km à 6,5%), puis arrivée au sommet à La Plagne (17,1km à 7,5%). La route de la montée finale est large et dans un état impeccable : cela peut donner l'impression que cela ne monte pas très fort, mais c'est trompeur, car c'est très difficile. Le dimanche, les favoris se défieront sur le Col de Joux-Plane (11,6 km à 8,5 %), dont le sommet sera situé à 17 kilomètres de l'arrivée aux Gets. Le suspense devrait être conservé jusqu'au bout. On n'est pas à l'abri d'un numéro d'un grand grimpeur le samedi, mais la grosse étape du dimanche, assez courte (147 km), difficile et très nerveuse, devrait permettre de nous en prémunir. »

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