Cyclisme - Flèche - Vuillermoz : «Valverde est stratosphérique»

L'Equipe.fr
Le puncheur de l'équipe AG2R La Mondiale Alexis Vuillermoz a une très belle carte à jouer mercredi lors de la Flèche Wallonne. Si l'Espagnol Alejandro Valverde laisse de la place aux autres.

Le puncheur de l'équipe AG2R La Mondiale Alexis Vuillermoz a une très belle carte à jouer mercredi lors de la Flèche Wallonne. Si l'Espagnol Alejandro Valverde laisse de la place aux autres. «Alejandro Valverde est triple tenant du titre et en très grande forme cette année, est-ce qu'il ne vous semble pas imbattable sur la Flèche Wallonne ? Si si, je dirais même qu'il a un niveau stratosphérique. J'étais avec lui en Catalogne et au Pays Basque, où ça roulait déjà très vite, et il m'a impressionné. Il va être dur à déloger. Après, pour gagner la Flèche, il faut de la force physique et du savoir-faire, ce que Valverde a, mais personne n'est à l'abri. Il n'aura pas forcément besoin de réaliser la course parfaite mais il ne devra pas faire trop d'erreurs non plus parce qu'il aura des rivaux performants, même si Julian Alaphilippe, qui m'avait aussi fait forte impression, n'est pas là (blessé).La Flèche Wallonne en chiffres Ses rivaux les plus dangereux, en l'absence d'Alaphilippe et Philippe Gilbert, ce sont Dan Martin, Sergio-Luis Henao et vous ? Kwiatkowski aussi, il ne faut pas l'oublier, il peut être bon aussi dans ce registre. On a vu à Milan-San Remo, où il est sorti avec Peter Sagan, et dimanche à l'Amstel avec Philippe Gilbert qu'il était très performant. Il y a du monde sur les classiques ardennaises, il faut le redire. On m'a déjà posé la question de savoir s'il était plus difficile de gagner sur le Tour de France parce que le niveau y était plus élevé. Je ne trouve pas que ce soit le cas. Il y a plus de leaders sur le Tour mais il y a plus de spécialistes ici, le niveau est plus dense. Avec seulement treize jours de course cette année, votre condition physique est-elle suffisante ? C'est vrai que j'ai eu une préparation atypique puisque j'ai été arrêté un mois en début de saison à cause d'un accident de voiture. Quand j'ai repris au Tour de Catalogne (fin mars), l'idée était de réussir à suivre le rythme, puis d'arriver à peser sur la course au Tour du Pays Basque. J'ai pu faire les deux, je pense. La troisième phase, c'est d'être compétitif sur la Flèche. Dans mon plan, c'est la marche la plus difficile à gravir donc je reste prudent. Mais j'ai pu travailler sur des épreuves World Tour avec un niveau exigeant. Cela fait vingt ans qu'un Français n'a plus gagné une classique ardennaise, depuis Laurent Jalabert à la Flèche Wallonne en 1997. Est-ce qu'il vous reste une appréhension, un blocage, aussi petit soit-il ? Non je ne pense pas. Que ce soit Julian ou moi ou d'autres, si on a l'opportunité de gagner, on ne s'en privera pas. On se fixe des objectifs raisonnables, j'estime qu'un top cinq serait une bonne perf, un top dix une performance correcte et au-delà une petite déception. Mais on est des compétiteurs et on n'hésitera pas à prendre des risques, on n'a pas peur de perdre. Attention, je ne dis pas que gagner est facile, mais l'envie est là, vraiment.»

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