Cyclisme - Giro - Geoffrey Bouchard (AG2R-Citroën), meilleur grimpeur du Giro : « Je suis un besogneux »

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L'Isérois de l'équipe AG2R-Citroën est assuré de remporter le classement du meilleur grimpeur du Giro à la veille de la dernière étape. À 29 ans, il revient avec humilité sur cette expérience, sur sa façon de courir qui lui a permis de rapporter ce maillot distinctif comme sur la Vuelta en 2019. « Vous aviez déjà gagné le classement du meilleur grimpeur sur la Vuelta en 2019, ça devient une belle habitude...
Il y a une différence avec le Giro que je place au-dessus de la Vuelta. Il n'y a pas la même concurrence. En Espagne, c'est déjà la fin de saison avec beaucoup de coureurs qui courent leur premier grand Tour. Le Giro était plus dur avec des étapes plus longues et un niveau d'intensité plus élevé. « Il y avait de grosses personnalités sur ce Giro qui ont fait rouler leurs équipes comme des rouleaux compresseurs » Comment jugez-vous votre performance ?
C'est une grande satisfaction bien sûr car on marque le Giro de notre empreinte avec l'équipe, ajouté à la victoire d'étape d'Andrea Vandrame. Personnellement, j'aurais préféré aussi gagner une étape comme celle de Campo Felice. J'ai manqué de chance car ce jour-là, les leaders et les favoris pour le général voulaient frapper fort. Il y avait de grosses personnalités sur ce Giro qui ont fait rouler leurs équipes comme des rouleaux compresseurs, ce qui m'a peut-être privé d'opportunités. lire aussi Toute l'actu du Giro Vous êtes un coureur qu'on voit souvent dans les échappées.
Ça a toujours été ma façon de courir, ma philosophie. Surtout parce que je ne suis pas très à l'aise dans un peloton, je n'aime pas frotter. Je préfère donc me retrouver à l'avant dans un petit groupe, c'est comme ça que je conçois mon sport. Je suis souvent le détonateur des échappées, celui qui provoque les bons coups en début d'étape. Après j'ai toujours un peu de mal pour rivaliser avec les meilleurs dans le final, c'est dommage. « Je pense que j'ai eu de la chance » Comment avez-vous géré ce maillot du meilleur grimpeur ?
Je pense que j'ai eu de la chance que le dernier à pouvoir prendre la première place de classement était Egan Bernal. Il n'en a pas fait sa priorité car il visait le classement final. Ensuite, celui qui aurait pu être un vrai rival, le Suisse Mäder est tombé et a dû abandonner. Ça m'a aidé pour garder le maillot. lire aussi Caruso remporte la 20e étape Si on vous avait dit, il y a trois ans quand vous êtes passé pro, que vous gagneriez les classements du meilleur grimpeur sur la Vuelta et le Giro, comment auriez-vous réagi ?
J'aurais bien rigolé sans doute. Je suis passé tard professionnel, à 27 ans et j'ai toujours eu un peu de complexes par rapport à d'autres pour qui tout a été plus facile. Moi, je suis un besogneux, ce que je réussis à faire c'est seulement grâce au travail. « Alors, Laurent Fignon, forcément, c'est une autre histoire » Vous succédez à Laurent Fignon, le dernier Français à avoir gagné ce maillot du meilleur grimpeur sur le Giro, c'était en 1984.
Je n'étais pas remonté aussi loin quand j'ai regardé le palmarès l'autre jour. Je m'étais arrêté aux deux dernières années. Alors Laurent Fignon, forcément, c'est une autre histoire... » lire aussi Le classement général

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