Giro - Mauro Schmid s'impose sur l'étape des chemins blancs, Egan Bernal fait le ménage au général du Giro

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Si le Suisse Mauro Schmid (Qhubeka) s'est imposé ce mercredi sur la ligne d'arrivée de la 11e étape du Giro, c'est la bataille entre favoris qui a surtout retenu l'attention. Très offensif, Egan Bernal a éloigné tous ses rivaux. Remco Evenepoel et Romain Bardet lui ont concédé plus de 2'. Premiers partis, premiers servis : le sort de la 11e étape s'est joué mercredi entre fuyards, de ceux qui avaient eu le nez de prendre l'échappée du jour. Onze coureurs s'étaient échappés, dont le Français Simon Guglielmi (Groupama-FDJ). En abordant le premier chemin blanc avec 14' d'avance sur le peloton, ils s'étaient ménagé un matelas confortable qui permit pour les plus valeureux du groupe d'atteindre l'arrivée. Au fil des quatre secteurs gravillonnés, le groupe a fondu pour ne laisser que Mauro Schmid (Qhubeka) et Alessandro Covi (UAE Team Emirates) se disputer la victoire à Montalcino. Et au sommet d'une dernière friandise de 250 m à 12 %, c'est le Suisse qui s'imposa
lire aussi Le classement complet de la 11e étape Si une ligne de palmarès rappellera discrètement le souvenir cette victoire, la mémoire collective retiendra surtout l'épique bataille livrée ce mercredi ensoleillé de mai lors de cette étape. Une journée dont l'intérêt résida dans les promesses tenues de ces chemins blancs italiens, et de ce qu'ils imposèrent aux coureurs dans un scénario en plusieurs actes. L'entame du premier secteur ne fut pas aussi calme pour le peloton qu'elle l'avait été pour les hommes à l'avant. Les hommes d'Ineos Grenadiers avaient décidé de sortir le ventilateur pour faire un peu d'air autour de leur leader Egan Bernal. Et c'est au sprint, dans une âpre guerre de placement, que le peloton pénétra sur ces routes poussiéreuses. Ineos a fait le ménage Très vite, le peloton éclata en plusieurs groupes sur ces 9,1 km de chemins rugueux, sans horizon de la campagne toscane, enserrés dans les replis des collines verdoyantes. Le premier secteur recrachait les favoris en un petit chapelet distendu. D'abord le Maillot rose Egan Bernal (accompagné de trois coéquipiers, dont Daniel Martinez, 11e), Giulio Ciccone (4e, aidé de Vincenzo Nibali), Attila Valter (5e), Marc Soler (12e), Romain Bardet (13e) - parmi les principaux prétendants - dans une première salve. Et à une grosse trentaine de secondes Remco Evenepoel (2e), Alexandr Vlasov (3e), Hugh Carthy (6e) et Simon Yates (9e), lâchés dans les premières poussières. Les intérêts convergents et les efforts communs eurent néanmoins raison du retard accumulé pour revenir à une trentaine de coureurs dans le groupe des favoris. Mais déjà plus de trace de Dan Martin (8e) et Davide Formolo (10e), guignard et victime d'un incident mécanique. lire aussi Le film de l'étape Le deuxième secteur, long de 13,5 km en montée, n'éveilla pas les mêmes velléités. Et c'est groupés que les favoris, coureurs blancs, fantomatiques, aveuglés de poussière, plâtrés de cette polvere qui fige les traits en des masques de théâtre antique, se lancèrent dans le troisième secteur. Egan Bernal, très offensif mercredi, se chargea personnellement de balayer une fois de plus sur ces graviers piégeux, attaquant en premier suivi. Première mèche d'une série de pétards, dont la première victime fut le très redouté Remco Evenepoel, vite plongé dans les tourbillons étouffants des motos et des voitures à l'arrière. Vlasov, Soler et Buchmann y allèrent également de leur coup de pédale plus affirmé pour tenter de perdre les plus affaiblis des adversaires encore présents. Un coup dur pour un Romain Bardet esseulé et irrémédiablement lâché. Dans la poignée de kilomètres qui restaient alors, une dernière ascension sur un revêtement redevenu accueillant fut également fatale à Giulio Ciccone et Marc Soler. Et devant, Emanuel Buchmann et Egan Bernal, attaquant l'un après l'autre, portèrent le dernier coup à l'unité du groupe de prétendants à la victoire finale.
Au classement général, Egan Bernal consolide largement sa place de leader. Sur la ligne, le Colombien a devancé Buchmann de 3'', Vlasov (+23''), Yates et Carthy (+27''), Ciccone (+1'47''), Soler (+1'58''), Evenepoel et Bardet (+2'08''). Encore plus loin se trouvent désormais Dan Martin et Davide Formolo. Le Colombien devance désormais Alexandr Vlasov (+45''), Damiano Caruso (+1'12''), Hugh Carthy (+1'17'') et Simon Yates (+1'22''). Remco Evenepoel pointe à la 7e place (+2'22''). lire aussi Le classement général du Tour d'Italie

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