JO - Cyclisme (H) - « Pas de regret » pour David Gaudu, septième de la course en ligne des JO

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Septième de la course remportée par Richard Carapaz, ce samedi aux JO de Tokyo, David Gaudu a appliqué à la lettre les consignes de Thomas Voeckler et assure qu'il ne pouvait pas vraiment faire mieux. « Comment avez-vous vécu le final ?
C'était un final difficile, on savait qu'il risquait d'y avoir un petit groupe de costauds qui arrive au sprint. Thomas (Voeckler, le sélectionneur) m'avait dit de tout miser sur ma petite pointe de vitesse, car après plus de 200 bornes, on ne sait jamais ce qu'il peut se passer. Une fois sur le circuit final, je savais que Van Aert allait contrôler à bloc avec Pogacar, parce qu'ils étaient les deux plus rapides du groupe. lire aussi Carapaz au sommet d'un podium royal Quand votre groupe est revenu sur McNulty à quelques kilomètres de l'arrivée, avez-vous cru à l'argent ?
Oui, forcément on y croit. Là où j'y ai encore plus cru, c'est quand on est sortis avec Woods, juste avant de revenir sur McNulty. Là, je me suis dit punaise, si derrière ça se regarde un peu et qu'on arrive à prendre du champ, je mets tout et ça fera une médaille. Mais malheureusement, c'est revenu directement, tout le monde avait le même niveau dans les bosses, les plus forts m'ont battu au sprint, c'est tout. « Mine de rien, même s'il n'y a pas la médaille, on a couru comme on l'avait décidé au briefing » Aucun écart n'a pu vraiment se creuser dans l'ascension la plus difficile, le Mikuni.
C'était très, très difficile de creuser. Le Mikuni s'est montré très très vite, on a même vu Bettiol avoir des crampes dans le final. Là, je me suis dit, ça en fait moins un pour le sprint à l'arrivée. lire aussi Le classement de la course en ligne (H) Comment avez-vous supporté la chaleur ?
Les sensations étaient moyennes toute la journée. Dans le Mikuni, il faisait très chaud et j'ai commencé à avoir un coup de chaud car je n'arrivais pas à avoir de l'eau. Après avoir passé cette bosse, j'ai réussi à m'arroser et ça allait mieux. Ce ne sont pas forcément les conditions dans lesquelles j'excelle le plus, c'est comme ça, il faut faire avec. Mine de rien, même s'il n'y a pas la médaille, on a couru comme on l'avait décidé au briefing. On n'a pas de regret. On vous a vu très grimaçant lors du premier passage sur la ligne, et ensuite aussi...
Thomas m'avait dit d'exagérer sur les grimaces pour ne pas avoir à passer parce qu'ils étaient plus rapides que moi sur le papier. Il fallait qu'ils s'usent un peu, je l'ai fait un peu à la Voeckler, j'ai exagéré les grimaces. Le but, c'était de se retrouver en surnombre devant. Malheureusement, Guillaume nous a dit assez tôt qu'il était pas dans une bonne journée. On a essayé de contrôler les attaques sur le circuit avec Benoît (Cosnefroy) et Kenny (Elissonde) pour qu'un coup foireux ne parte pas. Et quand je me suis retrouvé à bloc dans le Mikuni, je me suis dit que je ne pouvais pas lâcher pour eux, pour tout ce qu'ils avaient fait. » lire aussi Toute l'actu des Jeux Olympiques de Tokyo

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