Cyclisme - Liège - Alejandro Valverde courtise la Doyenne

L'Equipe.fr

La 103e édition de Liège-Bastogne-Liège s'annonce une nouvelle fois dantesque dimanche, avec sa succession interminable de côtes qu'Alejandro Valverde semble prêt à avaler avec avidité.LE PARCOURSLiège-Bastogne-Liège, c'est déjà quelque chose. Mais Recht-Ans, c'est encore plus saisissant. Quand ils passeront à Recht, vers 14h30, après quatre heures de route, les coureurs auront déjà parcouru 160 kilomètres et passé deux des dix côtes répertoriées du parcours, la Roche en Ardenne et Saint-Roch. A la sortie de ce village, ils contourneront l'église et prendront un virage en épingle pour attaquer trois nouvelles côtes en un peu plus de dix kilomètres. La troisième, celle de la Ferme-Limbert est une vrai belle découverte, et le plus rude se situe peut-être juste après, dans le un faux-plat propice aux attaques.Le pire est que le plus dur est à suivre. Pas forcément avec les cols du Rosier et du Maquisard mais plus sûrement dans les quarantes derniers kilomètres avec d'abord l'interminable Redoute, puis la Roche-aux-Faucons, où la course a le plus de chances de se décanter, et Saint-Nicolas, quand elle reviendra en ville, dans un décor pas joli-joli mais où la toxine encrassera les cuisses des coureurs. Une fois la dernière côte classée avalée, il y aura encore un peu plus de cinq kilomètres à parcourir pas plus plats qu'ailleurs, avant un dernier virage dans Ans. Il ne restera alors que trois cents mètres au futur vainqueur.LE CONTEXTEIl faut replacer la course dans le paysage wallon, écartelé entre de jolies campagnes vallonnées et des villes à l'attrait moins évident, dans un univers clairement paupérisé. Les équipes sont massées là, en Wallonie, non loin des Pays-Bas, depuis plus d'une semaine. Un entre-soi qui a mené les coureurs à la Doyenne comme ils vont grimper la derière rue au programme, difficilement mais avec gourmandise. La Flèche Wallonne est passée par là, où le public y était massé à Huy quand celui de «Liège» sera plus équitablement rétabli.Liège-Bastogne-Liège en chiffiresOn dit cela mais la Redoute concentera une bonne partie des supporters malgré l'absence de l'idole du coin, Philippe Gibert. Trois jours auparavant, les camping-cars étaient déjà alignés en fil indienne le long de cette côte emblématique, dans l'attente des concurrents du quatrième des cinq Monuments de la saison. Le cyclisme wallon est en difficulté par rapport à son homologue flamand mais la Doyenne est son joyau, poli comme tel. Epuisés par un parcours difficile, les coureurs trouveront leur secours dans ce soutien populaire massif.LES FAVORISIl leur fait tous peur. Alejandro Valverde est dans une forme olympique. Mercredi, il fallait le voir grimper dans un bus comme un cabri au matin de la Flèche Wallonne, qu'il a gagnée pour la quatrième fois d'affilée, pour saisir à quel point l'Espagnol est sûr de sa force. Mais attention, la Doyenne se donne moins facilement. Le coureur de Movistar ne s'y est imposé qu'une seule fois dans les huit dernières éditions. Car son parcours est propice à tous les coups de Trafalgar, comme celui réussi en 2016 par Wout Poels, forfait cette année.Alors qui pour battre Valverde ? On pense illico à Dan Martin, deuxième de la Flèche, ancien vainqueur de l'épreuve et qui a le total soutien de son équipe, Quick Step, en l'absence de Julian Alaphilippe et Philippe Gibert, blessés. Mais un nom revient plus sûrement dans le peloton, celui de Michael Kwiatkowski pour sa dernière sortie dans un printemps surchargé, débuté par sa victoire dans Milan-San Remo mi-mars. Et s'il craquait, il resterait à Sky Sergio Luis Henao en l'absence de Poels. A moins qu'un Français réussisse à stopper 37 ans de disette. Et pour cela, Romain Bardet et Warren Barguil sont bien placés.

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