Cyclisme - Liège - Rudy Molard a retrouvé un second souffle

L'Equipe.fr
Huitième de la Flèche Wallonne, Rudy Molard sera de nouveau le leader de l'équipe FDJ dimanche sur Liège-Bastogne-Liège, avec Arthur Vichot, avant de travailler sur le Giro pour Thibaut Pinot.

Huitième de la Flèche Wallonne, Rudy Molard sera de nouveau le leader de l'équipe FDJ dimanche sur Liège-Bastogne-Liège, avec Arthur Vichot, avant de travailler sur le Giro pour Thibaut Pinot.Ce n'est pas le plus connu des coureurs. Pas le plus bruyant non plus. «Un taiseux, pas celui que tu remarques en premier dans un groupe, mais un garçon sain et attachant», décrit Marc Madiot, le patron de la FDJ. A vingt-sept ans, ses résultats n'ont pas encore vraiment parlé pour lui non plus. Rudy Molard le dit lui même, il «joue souvent placé». Passé pro chez Cofidis en 2012, il y a mis pendant cinq ans sa polyvalence, son côté «sérieux, pro, qui fait son métier parfaitement», dixit le manager de l'équipe nordiste Yvon Sanquer, au service des autres, quels que soient leurs profils, que ce soit le puncheur Julien Simon, le grimpeur espagnol Dani Navarro ou le sprinteur Nacer Bouhanni.Mais il est plus facile d'oeuvrer pour le collectif quand on a également ses moments à soi. Cet équilibre avait fini par être rompu chez Cofidis, dont le choix d'axer l'équipe sur le pole sprint autour de Bouhanni a fini par réduire son rôle en dessous de ce qu'il pouvait accepter. D'où son départ à la FDJ fin 2016, une fois son contrat terminé. Sanquer ne dit pas l'inverse : «On n'était pas en capacité d'accompagner tout le monde dans son développement. Ca s'est passé... naturellement». Molard n'a pas haussé le ton, certes, mais il reconnait qu'il «avait du mal à trouver (sa) place et ressentait le besoin de changer».Marc Madiot recherchait justement un coureur comme lui. «Il rentrait dans une case où on n'avait pas trop de monde, décrit-il. Il a un profil très typé, bon grimpeur, un bon rapport poids-puissance qui permet de bien passer des trucs comme la Flèche (Wallonne), Liège(-Bastogne-Liège). Il a une bonne petite pointe de vitesse, il frotte, sait se placer, il a plutôt un bon sens de la course.» N'en jetez plus. De quoi se débarasser de son rôle d'équipier ? Pas forcément. Molard travaillera pour Thibaut Pinot lors de son premier Giro. «Mais travailler pour un leader qui peut jouer le podium ou un top cinq, ça ne m'était jamais arrivé. C'est très motivant», se réjouit l'ancien étudiant en Staps.Le changement de contexte a libéré le Rhodanien. Avoir signé trois top dix consécutifs dans des étapes de l'exigeant Tour du Pays Basque début avril lui a permis d'être nommé leader sur la Flèche Wallonne, dont il a fini huitième. Il sera donc de nouveau coureur protégé dimanche sur la Doyenne avec Arthur Vichot. «J'aime bien les courses d'un jour, les Ardennaises, (la Clasica) San Sebastian, le Tour de Lombardie, confie-t-il. Après je sais que je n'ai pas forcément le niveau pour jouer la gagne sur des Monuments comme Liège mais je me régale.» C'est souvent la clé pour dépasser ses propres espérances.

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