Cyclisme - L'UCI prend des mesures pour la sécurité des coureurs et l'écologie

L'Equipe.fr
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L'Union cycliste internationale a pris plusieurs engagements pour la sécurité des coureurs et l'écologie. Ils seront rapidement visibles sur les courses et vont beaucoup faire parler. L'Union cycliste internationale a finalement pris à bras-le-corps les sujets qui ont fâché, la saison dernière. Réuni mercredi et jeudi par visioconférence, son comité directeur a approuvé la mise en oeuvre d'une série de mesures qui devraient contribuer à rendre le cyclisme plus sûr et plus vert. Elles vont impliquer des changements de pratique, parfois d'ordre culturel, que chacun devra rapidement intégrer. Les barrières La terrible chute du Néerlandais Fabio Jakobsen, au Tour de Pologne, a convaincu l'UCI de renforcer la sécurité dans les aires d'arrivée. Une première série de mesures (concernant notamment le lestage et le positionnement des barrières sur la ligne) entrera tout de suite en vigueur. Au cours de la saison, un standard sur les arrivées au sprint massif sera établi sous la conduite d'experts et « en concertation avec les parties prenantes ». Il sera progressivement mis en application au cours de la saison 2022. L'UCI promet aussi une amélioration de la protection des obstacles rencontrés sur les parcours et un renforcement de la communication avec les coureurs lors de prises de décisions importantes. « Chaque organisateur d'épreuve devra aussi désigner et former un responsable sécurité de l'épreuve » et l'UCI mettra en place un système de certification basé sur l'expérience et la formation. La fédération internationale a par ailleurs créé un poste de manager sécurité confié à Richard Chassot, l'ancien organisateur du Tour de Romandie, et entrepris « l'élaboration d'une base de données portant sur les incidents et accidents survenus [...] sur les cinq dernières années. » Un outil permettant aux organisateurs de bénéficier d'une évaluation des risques présentés par les parcours proposés est par ailleurs « en cours de développement ». La position en descente Le sujet ne fait que deux lignes dans le communiqué de l'UCI, mais il n'a pas fini de susciter des commentaires. La fédération internationale s'engage à interdire rapidement (1er avril prochain) la position « Mohoric », qui consiste à s'asseoir sur le tube horizontal en enroulant le haut du buste autour du guidon. Le coureur slovène avait été le premier à l'utiliser au plus haut niveau lorsqu'il avait remporté les Mondiaux Espoirs de Florence, en 2013. Elle avait ensuite été popularisée par Froome sur le Tour de France en 2016 dans la descente de Peyresourde. Les contrevenants risqueront jusqu'à l'exclusion de la course. Les bidons et les déchets Sport vecteur d'écologie, le cyclisme veut aussi chasser les images « contre-nature » de coureurs jetant sur le bas-côté les emballages de leurs barres énergétiques et les bidons vides. Les organisateurs devront désormais organiser des zones de collecte de déchets tous les 30 à 40 km. Une campagne d'information et de promotion de ces mesures sera mise en oeuvre. Les coureurs qui continueront à se débarrasser de leurs déchets en dehors de ces zones feront d'abord l'objet d'avertissements de la part des commissaires, puis de sanctions systématiques (de la pénalité en temps jusqu'à la mise hors compétition) à partir du 1er avril prochain. Toutes ces mesures s'appliqueront dans un premier temps aux épreuves de l'UCI WorldTour et de l'UCI Women's WorldTour, puis pourront progressivement être étendues à l'ensemble des épreuves du calendrier international. lire aussi Toute l'actu du cyclisme