Cyclisme - Milan-San Remo - Arnaud Démare (Groupama-FDJ) prône « l'alliance des challengers »

L'Equipe.fr
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Pour espérer battre Mathieu Van der Poel, Wout Van Aert et Julian Alaphilippe, les trois grands favoris de Milan-San Remo, samedi, Arnaud Démare (Groupama-FDJ), vainqueur en 2016, compte sur la bonne entente entre les challengers dont il fait partie. Le niveau de sa forme s'élève « Sur Paris-Nice, j'ai senti ma forme augmenter de jour en jour, j'ai progressé lors du dernier week-end, et j'ai bien récupéré. Les dernières étapes (montagneuses) étaient courtes, mais très intenses. J'ai vu Nacer (Bouhanni) et tous les sprinteurs s'accrocher, les équipiers aussi. J'ai fait de moins longues sorties (avant Milan-San Remo). Je ne pense pas que cela me portera préjudice, au contraire. » Comment battre les trois ''grands'' ? « Les trois (Van der Poel, Van Aert, Alaphilippe) dominent, mais je ne dis pas que ce n'est pas possible de les battre. On s'attend, c'est sûr, à ce qu'ils attaquent dès la Cipressa (à 27 kilomètres de l'arrivée). Ces coureurs cassent les codes. Quand on voit le final de Van der Poel (dimanche à Tirreno-Adriatico), ses 50 kilomètres en solo, on peut s'attendre à tout. Derrière eux, c'est très homogène. Justement, il faudra compter sur cette homogénéité pour tenter de rentrer sur eux. À nous de jouer plus collectif, trouver des alliances. Ils sont au-dessus du lot, mais on est tous bons derrière eux. On est tous des challengers. Arnaud Démare « On a appris de l'an dernier, on a mis des coureurs plus punchy, comme Rudy Molard et Kevin Geniets. On espère pouvoir rouler et rentrer sur eux. Le but c'est revenir dans le match. » En 2020, on n'arrive pas si loin derrière Van Aert (1er) et Alaphilippe (2e). Il y avait eu un flottement (dans la poursuite). S'il n'y en n'a pas samedi, on peut rentrer. S'ils sont tous les trois devant, comment vont-ils réagir ? On a appris de l'an dernier, on a mis des coureurs plus punchy, comme Rudy Molard et Kevin Geniets. On espère pouvoir rouler et rentrer sur eux. Le but c'est revenir dans le match. » Sa victoire en 2016 « Je n'avais pas conscience de ce que je valais. Je n'étais pas même un outsider. Je pensais qu'il fallait de l'expérience, la courir dix fois pour espérer gagner. Je n'étais pas aussi attentif à l'approche de la course. Je n'étais pas à l'écoute de mes sensations comme c'est le cas aujourd'hui. Je me sens plus fort qu'en 2016. J'ai pris en résistance, j'ai progresser. C'est le début de la prise de conscience de mon potentiel (dans les classiques). Il faut se souvenir de ces journées où on est moins forts et que l'on gagne quand même.... » Sa classique préférée « Milan-San Remo est la classique qui me convient le mieux au vu de ma résistance et du potentiel sprint sur la via Roma. La Cipressa et le Poggio sont deux bosses qui font mal mais qui se passent vite, à 35 km/h, grand plateau. Elles me conviennent car on les monte en force. » lire aussi Julian Alaphilippe : « Un Milan-San Remo spécial et excitant »