Cyclisme - Milan-San Remo - Mathieu Van der Poel, favori contre-nature de Milan-San Remo

L'Equipe.fr
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Mathieu Van der Poel (Alpecin-Fenix) est considéré comme le grand favori du premier Monument de la saison, un exercice d'usure de 300 kilomètres dont il n'est pourtant pas friand. La « Classicissima » n'est pas l'épreuve dont raffole le plus Mathieu van der Poel. « Pendant les 150 -200 premiers kilomètres, il faut surtout veiller à ne pas s'endormir, explique le Néerlandais, on ne peut plus sérieux, en évoquant les spécificités de Milan-San Remo. Ce n'est pas vraiment ma façon d'apprécier le vélo. Pour passer le temps, je regarde autour de moi, je discute avec les autres coureurs... Rouler 300 kilomètres est un exercice particulier, mais c'est la tradition, il faut s'adapter. » lire aussi Nos favoris pour Milan-San Remo Treizième l'an passé lors de sa première participation, alors incapable de suivre le duo Alaphilippe-Van Aert dans le Poggio, le phénomène de vingt-six ans osera-t-il dynamiter la longue procession loin de la Via Roma ? Lors de l'étape des murs de Tirreno-Adriatico, la semaine dernière, il avait attaqué à 50 kilomètres de l'arrivée simplement parce qu'il avait « froid », et n'avait plus été repris malgré la fringale qui avait fini par sanctionner son effort. Samedi après-midi, beaucoup l'imaginent secouer ses rivaux dès l'ascension de la Cipressa, à vingt-cinq kilomètres de San Remo. lire aussi Pour Alaphilippe, Van der Poel et Van Aert sont « ultra-favoris » « Il n'y a pas beaucoup d'endroits où forcer la course » « Ce serait cool de passer la Cipressa en tête avec un petit groupe, mais j'en doute, nuance-t-il. La pente n'est pas assez raide, et la section qui suit est ultra-rapide. Il n'y a pas beaucoup d'endroits où forcer la course, même dans le Poggio où il est difficile de faire de gros écarts. » Aura-t-il le cran de partir d'encore plus loin, ou préférera-t-il se montrer patient, comme lors des Strade Bianche, où il avait attendu le mur final à l'entrée de Sienne pour sortir Julian Alaphilippe et Egan Bernal de sa roue ? lire aussi Le vélo hybride gagnant de Van der Poel Van der Poel, qui en théorie réunit toutes les qualités idoines pour briller à San Remo - explosivité, technique, force au sprint -, incarne l'ambivalence de cet exercice d'usure au caractère très aléatoire, que son grand-père Raymond Poulidor avait dompté en 1961. Le Néerlandais mesure la portée symbolique que revêtirait sa propre victoire, soixante ans plus tard, mais il n'y accorde une importance que toute relative. « En soi, gagner une telle course sera déjà suffisamment immense. » lire aussi Le palmarès de Mila-San Remo lire aussi Pourquoi Milan-San Remo ne sera pas diffusé à la télévision ?