Cyclisme - Mondiaux (H) - Julian Alaphilippe conserve son titre de champion du monde

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Cyclisme - Mondiaux (H) - Julian Alaphilippe conserve son titre de champion du monde
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Parti seul devant à 17 km de l'arrivée, Julian Alaphilippe devient le premier Français à remporter deux fois la course en ligne des Mondiaux, un an après Imola. Il a devancé le Néerlandais Dylan van Baarle et le Danois Michael Valgren, dimanche à Louvain. Sur un parcours loin de lui convenir autant que celui d'Imola, l'an passé, où il avait mis fin à 24 ans de disette pour les Bleus -une disette qui durait depuis 1997 et le titre de Laurent Brochard à Saint-Sébastien-, Julian Alaphilippe s'est imposé de la même façon ce dimanche à Louvain (Belgique), en solitaire, les jambes flageolantes, le coeur chavirant, au bout de lui-même. Il est devenu le premier cycliste français à réaliser l'exploit de conserver la tunique arc-en-ciel, pour le centenaire du championnat du monde, rendant sa victoire encore plus belle.

La veille, le sélectionneur français Thomas Voeckler l'avait annoncé : « On veut qu'il se passe des choses, on veut créer du mouvement », sachant parfaitement que sur un profil moins difficile qu'en Italie, les Bleus allaient devoir durcir la course (268 km) très en amont, la rendre usante, pour éliminer un maximum de coureurs par l'arrière (il y avait déjà plus de cent abandons à 70 km du but) et pour couper les pattes de l'ultra-favori belge Wout Van Aert, coincé dans un troisième groupe dans le final, à une trentaine de secondes, incapable d'organiser la poursuite pour revenir sur le Français qui a parcouru les dix-sept derniers kilomètres seul. lire aussi Le classement final de la course en ligne masculine « Quand je suis parti, déclarait-il au micro de France Télévisions après l'arrivée, je venais de dire à Florian (Sénéchal) : "Economise-toi le plus possible, je vais aller voir ce qui se passe devant en essayant de créer du mouvement." Je ne pensais pas être capable de tenir jusqu'au bout. C'était horrible, horrible, je me suis fait violence, je pensais à mon petit. Beaucoup de supporters belges m'ont demandé de ralentir, avec des mots pas très sympas. Je les remercie car ils m'ont poussé à tenir. » Quand il a placé son attaque décisive, dans la côte de Saint-Antoine, à 17,5 km de l'arrivée, c'était la quatrième fois consécutive en moins de soixante kilomètres qu'Alaphilippe tentait une accélération, agissant sur les conseils de Voeckler qui lui avait suggéré, depuis la voiture, de laisser Sénéchal se débrouiller pour le sprint et Valentin Madouas, épatant pendant 90 bornes, faire son job d'équipier pour suivre son « instinct ». Il restait encore quatre difficultés à passer et un long faux plat de plus de deux kilomètres mais la course était jouée et le groupe de dix-sept coureurs qui s'était constitué à un peu plus de 55 km du but, avec la quasi-totalité des favoris (à l'exception de Sagan et Kwiatkowski) venait d'exploser sous l'impulsion du Français dans une pente à 9 %. lire aussi Julian Alaphilippe : « J'avais la rage » Dans un premier temps, Van Aert et Colbrelli, qui, comme Alaphilippe, avaient bénéficié de l'aide de deux équipiers (Jasper Stuyven et surtout Remco Evenepoel, à l'avant du km 180 au km 26, pour le Belge ; Andrea Bagioli et Giacomo Nizzolo pour l'Italien), essayaient bien de suivre mais le champion du monde sortant accélérait une seconde fois, creusant un trou d'une dizaine de secondes qu'il allait réussir à maintenir longtemps, contre ses propres attentes. Wout Van Aert, 11e « C'est parti bien plus tôt qu'on ne le voulait. Il fallait être présent dans le tour final mais on n'a pas réussi à suivre » Derrière lui, c'était la panique. Seul l'Américain Neilson Powless tentait de suivre, rejoint par le Néerlandais Dylan Van Baarle, le Belge Jasper Stuyven et le Danois Michael Valgren. Derrière eux, le grand favori Wout Van Aert, récent vainqueur du Tour de Grande-Bretagne, qui avait déjà fait pas mal d'efforts pour répondre à une précédente attaque d'Alaphilippe, lancé par Madouas, semblait touché, à la fois physiquement et moralement. L'usure d'une course, partie à 180 km de l'arrivée, sous l'impulsion de Benoît Cosnefroy, relayé ensuite par Rémi Cavagna, Anthony Turgis ou Arnaud Démare, faisait son oeuvre et Van Aert (11e) admettait, à l'arrivée : « C'est parti bien plus tôt qu'on ne le voulait. Il fallait être présent dans le tour final mais on n'a pas réussi à suivre. » Les Français, eux, terminaient premier, 9e (Sénéchal) et 13e (Madouas). Une leçon tactique pour un incroyable doublé. lire aussi Revivez la course en ligne des Mondiaux

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