Cyclisme - Nacer Bouhanni veut se relancer chez Arkéa-Samsic

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Après des années difficiles chez Cofidis, le Vosgien va tenter de renouer avec la victoire, au sein du pôle sprint dont il sera le leader chez Arkéa-Samsic.Ce qu'est en train de bâtir Emmanuel Hubert, le manager d'Arkéa-Samsic pour la saison prochaine, a, selon ses propres dires, « de la gueule ». Bien sûr, il lui reste ce petit goût amer de ne pas avoir obtenu l'aval de l'Union cycliste internationale pour accéder au World Tour en 2020. « Malheureusement, je connaissais la sentence, dit Hubert. La commission des licences m'a dit que mon dossier était parfait. Mais il est clair que l'on s'est fait recaler en raison des critères sportifs et les mauvais résultats de 2018 (*) nous coûtent très cher. »Nacer Bouhanni change d'air et file chez Arkéa-SamsicHubert veut tout de même croire que ce refus des instances internationales n'entravera en rien son projet chaque année plus ambitieux. Il sait qu'il est encore obligé d'aller à la « pêche aux invitations » pour donner vie aux ambitions d'une équipe largement renforcée dont il espère obtenir « un grand cru. » Il est en droit d'espérer qu'avec les arrivées de Nairo Quintana et Nacer Bouhanni notamment et l'apport de Warren Barguil, qui a prolongé jusqu'en 2022, son équipe présente de sérieux arguments pour susciter l'intérêt des grands organisateurs. « Je considère que mon équipe est belle et que nos différents leaders sont un plus au moment où les organisateurs établiront leurs invitations, bien que ce ne soit pas une garantie totale », souligne-t-il.Le manager d'Arkéa-Samsic sait aussi qu'il devra faire ses preuves sur le terrain. « Si l'on se base sur les chiffres, on voit que 80 % des courses se gagnent au sprint, glisse-t-il. L'idée a donc été de concevoir deux pôles, un avec les grimpeurs et l'autre avec des sprinteurs. On sait qu'à partir de 2020, les compteurs des points UCI vont être remis à zéro. Il faudra donc être bon sur tous les terrains, à commencer par le sprint. »Quintana : «Je n'ai pas quitté Movistar pour devenir un planqué»Pour Manu Hubert, Nacer Bouhanni était l'opportunité à ne pas manquer, alors que le Vosgien venait de vivre deux saisons difficiles avec son équipe Cofidis (où il courait depuis 2015). « J'ai confiance et je suis sûr qu'il va se relancer, affirme Hubert. Il a déjà prouvé par le passé qu'il savait gagner des courses et pas n'importe lesquelles. Avec Nacer, Dan McLay, Thomas Boudat et Bram Welten, j'estime qu'on est bien équipé pour réaliser de belles choses. » À 29 ans, Bouhanni est le premier à vouloir relever ce nouveau défi. « Je veux surtout tourner la page de ces deux dernières saisons et me concentrer sur la prochaine. Mon principal objectif sera de renouer au plus vite avec la victoire. Après une saison blanche, c'est ma priorité. Le début de saison va être important pour la confiance et les automatismes avec mes nouveaux coéquipiers. J'avais plusieurs contacts avec d'autres équipes, mais j'ai décidé de venir chez Arkéa-Samsic car j'ai toujours eu un très bon feeling avec Emmanuel Hubert. J'ai besoin d'évoluer dans un climat de confiance et c'est ce qui a orienté mon choix. Je suis en quête de sérénité. »

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