Cyclisme - Paris-Nice - David Gaudu, après sa chute sur la 4e étape de Paris-Nice : « J'ai fait un bon roulé-boulé »

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

David Gaudu (Groupama-FDJ), victime d'une chute spectaculaire dans la descente du Mont Brouilly, a fini l'étape avec la plupart des favoris grâce au soutien de Bruno Armirail. Le grimpeur breton souffre de « grosses brûlures ». « Pouvez-vous nous raconter votre chute ?
Tao (Geoghegan Hart)a chassé juste devant moi, dans la descente du Mont Brouilly. On était tous les deux à l'avant du peloton. Je suis une demi-seconde derrière lui. Je suis lancé, je ne peux vraiment rien faire. Je finis de l'autre côté de la route, dans le talus. J'ai fait un bon roulé-boulé. C'est con, j'avais vraiment l'air dans une bonne journée. De quoi souffrez-vous ?
J'ai des grosses brûlures, mais rien de trop grave. Le docteur a désinfecté, il a mis un peu de glace là où il fallait. Là, dans l'immédiat, je n'ai pas de grosse douleur. Je vais faire un tour sur la table de l'ostéopathe ce soir. On dit souvent que les douleurs surviennent le lendemain ou le surlendemain, donc je ne suis pas à l'abri d'une mauvaise journée. Je vais essayer de passer une bonne nuit, déjà. lire aussi Le classement de la 4e étape de Paris-Nice Quand vous vous relevez, Bruno Armirail est déjà là pour vous attendre...
C'est clair, ça m'a soulagé. Il avait réussi à basculer tout juste en haut du Mont Brouilly. Quand je l'ai vu en me relevant, je me suis dit : c'est déjà ça. J'ai vite vu qu'il n'y avait pas trop de casse, que je pouvais re-pédaler. Quand je suis reparti, je me suis remis directement dans le match. Mais sans son aide, je ne serais jamais rentré. On a fait une belle descente à deux et je suis rentré à quatre bornes du pied de la dernière montée. « J'ai eu peur d'exploser, je me disais : calme, calme, calme... » Comment avez-vous géré l'ascension finale ?
Je savais qu'avec la chute, je n'étais pas à 100 %. C'est frustrant parce que j'ai dû faire un gros effort pour revenir, j'ai laissé pas mal de jus dans la poursuite, du coup, j'ai eu peur d'exploser. Je me disais : calme, calme, calme... Je ne voulais pas exploser et prendre 40 secondes dans le dernier kilomètre. J'ai géré presque jusqu'au bout et j'ai tout donné vraiment à l'approche de l'arrivée. lire aussi Le classement général de Paris-Nice Primoz Roglic semblait intouchable...
Quand il part, on se regarde un peu tous entre nous. Il est parti dans le mur, quand on était déjà tous à bloc. Il attaque vraiment très fort. On avait tous un peu peur d'exploser. Êtes-vous satisfait de votre position à mi-course (12e à 1'15 de Roglic au général) ?
Sans ma chute, ça aurait pu être mieux. Mais je ne suis pas loin. De grosses différences peuvent encore se faire à la Colmiane (samedi), une montée qui va durer 40 minutes. Ça va être le gros morceau. J'espère que j'aurai récupéré d'ici là. » Bruno Armirail : « Il reste dans le match » « Quand je suis passé, David était dans le bas-côté. C'est mon leader, je m'arrête. Je me suis tout de suite dit que ça allait parce qu'il était déjà en train de remettre sa chaîne. Il avait un peu mal, il a mis un peu de temps à repartir. On a fait la descente à fond, puis j'ai tout donné sur le plat pour le ramener le plus près possible du peloton. Et quand j'étais cuit, je l'ai laissé faire le jump. Il conclut bien, quand même... Il reste dans le match, c'est bien. »