Cyclisme - Paris-Roubaix - Deux reports et une annulation : Paris-Roubaix, une 118e édition maudite

L'Equipe.fr
·2 min de lecture

Reportée puis annulée en 2020, la 118e édition de la reine des classiques a subi un nouveau décalage de six mois, conséquence des mesures de confinement étendues à l'ensemble du pays depuis mercredi soir. Premier report : mars 2020 Le 15 mars, afin de contrer la pandémie de Covid-19, l'UCI demande aux organisateurs« d'annuler tout événement cycliste » dans les territoires identifiés à risque. La France bascule deux jours plus tard dans son premier confinement. Paris-Roubaix, prévu le 12 avril, passe donc une première fois à la trappe. L'Enfer du Nord n'est alors pas une exception : face à la gravité de la crise, les compétitions World Tour sont suspendues jusqu'à l'été. Le Tour des Flandres, le Tour d'Italie et même le Tour de France se côtoieront tous dans une deuxième partie de saison surchargée. Première annulation : octobre 2020 Publié début mai, le nouveau calendrier World Tour fixe la tenue de Paris-Roubaix au 25 octobre, en pleine Vuelta, et jour de clôture du Giro. Les organisateurs en profitent pour y associer, pour la première fois, une version féminine en ouverture de l'épreuve hommes. Mais la seconde vague, et le passage de la Métropole Européenne de Lille en alerte maximale début octobre, contraint ASO à annoncer l'annulation de la course. Cela n'était jamais arrivé, hormis pendant les deux guerres mondiales. Roubaix sera le seul Monument rayé du calendrier en 2020. Deuxième report : avril 2021 La reine des classiques n'a pas de veine : alors que les épreuves cyclistes se déroulent sans heurt significatif durant les premières semaines de la saison, la situation épidémiologique s'aggrave au courant du mois de mars, et tout particulièrement dans les Hauts-de-France. Il n'en fallait pas davantage au préfet du Nord pour refuser d'accorder l'autorisation de maintien de l'épreuve, malgré les efforts des organisateurs qui avaient prévu de déployer 1300 policiers et gendarmes et même de supprimer certains secteurs pavés. Le 1er avril, le report à l'automne est officialisé. Philippe Gilbert mettra donc deux ans et demi à connaître son successeur.