Cyclisme - Mondiaux (H) - Julian Alaphilippe, une année d'arc-en-ciel

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D'Imola à Louvain, de son premier maillot irisé à la conservation de son titre mondial dimanche, retour sur l'année multicolore de Julian Alaphilippe.

Tout commence à Imola, le 27 septembre 2020. Sur un circuit habituellement emprunté par les Formule 1, c'est une fusée qui franchit la ligne d'arrivée en première position. Après 12 kilomètres en solitaire, et un dernier tour de circuit interminable, Julian Alaphilippe réalise son rêve, et revêt le maillot arc-en-ciel. Champion du monde !

Ne vous fiez pas à l'image. Celui qui célèbre n'est pas le vainqueur. Une semaine après son titre mondial, Julian Alaphilippe se voit remporter Liège-Bastogne-Liège le 4 octobre 2020, mais lève les bras trop tôt, et se fait passer sur la ligne par Primoz Roglic. Finalement, Alaphilippe sera déclassé (5e) pour une vague dangereuse effectuée à l'approche du sprint.

Le sourire revient rapidement en Belgique. Sur la Flèche brabançonne, le 7 octobre, Julian Alaphilippe anticipe une nouvelle fois son levé de bras, mais coupe bien la ligne en premier, devant Mathieu van der Poel et Benoît Cosnefroy. La photo finish est formelle, c'est une victoire en arc-en-ciel.

Souvent renversant, Julian Alaphilippe est cette fois renversé. Percuté par une moto dans le final du Tour des Flandres, le 18 octobre, le champion du monde abandonne toute chance de victoire à 33 kilomètres de l'arrivée alors qu'il faisait partie du trio de tête. Bilan : pas de Monument et une double fracture de la main droite.

Le petit bonhomme, dans le fond, c'est bien Julian Alaphilippe. Foudroyé par une attaque de Mathieu van der Poel dans les rues de Sienne, le Français laisse filer son adversaire et termine finalement deuxième des Strade Bianche, le 6 mars. Le maillot galvanise, mais ne fait pas tout.

Julian Alaphilippe connaît le mur de Huy comme sa poche. La Flèche wallonne, c'est sa course. Le 21 avril, dans l'ascension fatidique, le Français gère parfaitement son effort, revient sur Primoz Roglic dans les 150 derniers mètres et dépose le Slovène à dix mètres de la ligne. Un cinquième podium, mais surtout une troisième victoire sur l'épreuve.

Battu par plus fort. Pour son deuxième Liège-Bastogne-Liège en tant que champion du monde, le 25 avril, Julian Alaphilippe ne lève cette fois pas les bras trop tôt, mais ne gagne pas non plus, devancé d'une demi-roue par Tadej Pogacar. Il n'y a pas à dire, la Doyenne lui résiste.

Un champion répond présent lorsqu'il est attendu. Un champion du monde aussi. Sur la première étape du Tour de France, le 26 juin, Alaphilippe fait figure d'épouvantail et attaque comme prévu dans la difficile côte de la Fosse-aux-Loups, à Landerneau. Genou en sang, il s'impose et s'empare du maillot jaune pour la troisième année consécutive.

Un seul jour en jaune, mais des bains de foule quotidiens. En Bretagne, le Tour séduit, et le maillot de champion du monde aussi.

Pas pour cette fois. Présent sur la Bretagne Classic en préparation de sa défense de titre mondial, le 29 août, Julian Alaphilippe, victime de crampes, est battu au sprint par un Cosnefroy survolté. « Même sans ça, Benoît était le plus fort aujourd'hui. » La classe.

Après une année passée à savourer sa tunique, Julian Alaphilippe enfile une dernière fois le maillot de champion du monde à Haacht, en Belgique, le 18 septembre à l'occasion de la Primus Classic, avant de le remettre en jeu huit jours plus tard, entouré de sa compagne, Marion, et de son fils, Nino.

Sur le circuit de Louvain, soutenu par une équipe de France bien en place, Julian Alaphilippe ne reste pas spectateur de la course, et attaque à plusieurs reprises, dans ce qui est devenu le groupe des 17 prétendants au titre 2021. Et à 17 km, il arrive à fausser compagnie à ses adversaires pour entamer à nouveau un raid solitaire.

Et de deux ! Le Français a réalisé en Belgique un doublé historique et portera le maillot arc-en-ciel une année de plus.

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