Cyclisme - Poulidor - Raphaël Géminiani à propos de Raymond Poulidor : « Je le voyais centenaire... »

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Raphaël Géminiani, qui fut compagnon de route de Fausto Coppi, Louison Bobet ou Jacques Anquetil, a côtoyé et affronté Raymond Poulidor. Raphaël Géminiani : « Son décès me surprend car je le voyais centenaire et là, j'apprends qu'il est mortel, comme nous tous et ça me fait de la peine. C'est moi qui l'avait découvert en 1957, dans le Bol d'Or des Monédières, en Corrèze. Je n'avais pas réussi à le décrocher dans les côtes. Il portait un maillot blanc délavé, avec une bande rouge - le dossard 36 je m'en souviens encore -, personne ne le connaissait. (Louison) Bobet était impressionné. Le lendemain, il avait pris deux tours à Bernard Gauthier à Peyrat-le-Château. On a écrit beaucoup de choses sur sa rivalité avec Anquetil, qui le respectait mais n'a jamais eu peur de lui. Leur fameux duel dans le Puy-de-Dôme ? Un enfumage. Un combat de boxe sans qu'un seul coup de poing ne soit échangé. Jacques, qui avait un chrono dans la tête, l'avait laissé partir à un kilomètre du sommet, au moment choisi, la presse a tout orchestré en décernant le mauvais rôle à Anquetil. Le plus drôle, c'est que lorsque nous partagions les mêmes hôtels avec Mercier, il n'était pas rare qu'on joue au tarot. Jacques, Raymond et moi, jusqu'à 3 heures du matin, alors même que la France se divisait... Et là aux cartes, il était imbattable. »

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