Cyclisme - Quick-Step Alpha Vinyl - Une saison 2022 XXL pour Florian Sénéchal, qui participera à trois Monuments et au Tour de France

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Florian Sénéchal (Quick-Step Alpha Vinyl) sera au départ des trois premiers Monuments de la saison et devrait faire son retour sur la Grande Boucle, cinq ans après sa dernière participation. « Au fil des saisons et de votre progression, est-il de plus en plus facile d'élaborer le programme de vos rêves ?
Oui, je ne l'ai jamais autant ressenti que cet hiver. Dès le premier stage, j'ai soumis à l'encadrement une série de grandes courses auxquelles j'espérais participer cette année et elles ont toutes été validées. En plus du Tour des Flandres et Paris-Roubaix, j'ai demandé à faire Milan-San Remo, Gand-Wevelgem, l'Amstel Gold Race... et tout a été accepté. En 2022, je ferai donc les trois premiers Monuments de l'année. Il y a aussi des classiques que j'ai demandé à ne pas faire, comme La Panne que je trouve toujours dangereuse, et l'équipe a accepté de ne pas m'y envoyer. Pour la confiance, c'est super important. Je peux voir loin et me préparer tranquillement. Alors bien sûr, ça met aussi plus de pression : quand une équipe comme Quick-Step te donne tout ce que tu veux, tu ne peux pas te louper. Mais ça me réconforte plus que ça me stresse. C'est une année qui me motive énormément. « Je ne suis pas forcément le plus fort, mais souvent le plus malin » Cela dit beaucoup de votre nouveau statut dans l'équipe...
L'équipe m'aime bien parce que je ne suis pas forcément le plus fort, mais souvent le plus malin, et parce que j'aime bien jouer la carte de l'équipe. Elle me fait aussi confiance car elle sait que si je dis que j'atteindrai mon pic de forme à une période donnée, en général, c'est le cas. L'an passé, j'avais dit que je ne serais pas en forme de mai à juillet, qu'il ne fallait pas compter sur moi, mais qu'à partir du mois d'août jusqu'à la fin de l'année, je serais présent. C'est ce qui s'est passé (il a remporté une étape sur la Vuelta, la Primus Classic et a été très performant sur la course en ligne des Mondiaux). lire aussi Retour aux bases pour Alaphilippe en 2022 Après la période des classiques, qu'allez-vous viser ?
Une fois ces deux gros mois (mars et avril) achevés, j'aurai besoin de repos. Pour performer, il faut aussi savoir débrancher : avec le Covid, ça fait deux ans que je n'ai pas vu mes amis et comme je viens de devenir papa, je veux profiter de ma famille. Je l'ai dit à l'équipe : après les classiques, laissez-moi souffler, et vers mi-mai, pas de souci, on peut partir en stage à Sierra Nevada puis j'enchaînerai avec le Tour de Suisse ou le Dauphiné, les Championnats de France et le Tour. Votre participation au prochain Tour de France est-elle déjà actée ?
Oui, c'est le projet. Ça fait bientôt cinq ans que je n'y suis pas allé, ça me manque. Chaque année il y a quelque chose d'autre qui m'empêche d'y aller : en 2021, la préparation de Paris-Roubaix et des Mondiaux m'a poussé à faire l'impasse. Cette année, j'ai vraiment envie d'y être. J'ai pris un immense plaisir sur la dernière Vuelta, j'ai envie de vivre les mêmes émotions chez moi, en France. Même s'il n'y avait pas eu l'étape des pavés, j'aurais eu cette même volonté. Le Giro c'est magnifique, la Vuelta c'est une belle course, mais le Tour, ça reste le Tour, c'est la plus dure, la plus nerveuse, la plus stressante, celle où tu prends le plus de risques, celle où le public est le plus incroyable. J'ai hâte de goûter de nouveau à ça. »

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