Cyclisme - Thibaut Pinot : « Je n'irai au Giro que si je suis à 100 % »

L'Equipe.fr
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Thibaut Pinot, qui soigne toujours ses problèmes de dos, décidera de sa participation au Giro (8-30 mai) à l'issue du Tour des Alpes, sa course de rentrée la semaine prochaine. « Un mois après votre course de rentrée Tirreno-Adriatico, comment vous sentez-vous, en particulier au niveau de votre dos ?
Physiquement, ça va, je me sens bien. Après, au niveau du dos, on est toujours en phase de récupération même si je suis optimiste pour la suite. À l'entraînement, ça va mais on sait que rien ne remplace la course pour stimuler le corps, avec la nervosité, la tension. C'est pour ça que je reste prudent. La vraie réponse, ça sera la course et le Tour des Alpes (19-23 avril), où je ne vais pas penser au résultat (il l'a remporté en 2018) mais à me tester et à voir si ça va mieux. On saura tout de suite parce que c'est une épreuve qui est dure d'entrée, avec cinq étapes très exigeantes. Qu'avez-vous fait spécifiquement depuis un mois ?
J'ai d'abord chopé une bonne bronchite qui m'a mis K.-O. J'en ai profité pour récupérer et ensuite, je me suis entraîné tout seul à la maison en faisant pas mal de petites choses. On a travaillé sur ma position, on a changé des trucs sur mes semelles de vélo, j'ai aussi continué avec le kiné, l'ostéo et le podologue. J'espère que ça va porter ses fruits pour la suite de la saison parce que je n'ai pas envie de continuer sans régler ça. Il faut passer par là pour réduire les tensions musculaires au niveau du dos. On a cerné le problème, on sait où on va mais ça va prendre du temps parce que je me suis habitué à une certaine position, que mon corps s'est mis en verrouillage depuis le Tour de France. Il faut être patient pour revenir comme avant. Mais cela va faire huit mois depuis ma chute sur le Tour et ça commence à être long. « Ce qui est sûr, c'est que le Tour de France est exclu à 99 % » Votre prestation au Tour des Alpes conditionne-t-elle votre participation au Giro ?
Je suis prévu pour le Giro mais je n'irai que si je suis à 100%. À 95 %, je n'irai pas, c'est sûr parce que c'est l'épreuve la plus difficile et que je ne veux pas revivre le dernier Tour de France et la Vuelta. On fera un bilan après le Tour des Alpes et même si on a plusieurs autres plans au cas où, moi je pars pour courir le Giro. lire aussi Toute l'actu du cyclisme Quelles sont les autres options ?
On espère rester dans le plan A. Quoi qu'il arrive, j'aurai des courses à mon programme parce que je n'ai pas envie de passer deux ou trois mois à m'entraîner. Ce qui est sûr, c'est que le Tour de France est exclu à 99 % parce qu'on n'en a jamais parlé, que l'équipe est faite et qu'il n'y a aucune raison que je m'impose. J'y reviendrai un jour avec plaisir, pourquoi pas dès l'an prochain. En attendant, je ne me pose pas cette question et j'espère ne pas avoir à me la poser. « Ma plus belle victoire, cette année, serait [...] de ne plus avoir ces douleurs » Aujourd'hui, quel est votre plus gros objectif ?
Aller au Giro et prendre du plaisir sur les étapes de montagne, c'est tout ce que je souhaite. Ça n'est même pas une question de lever les bras. Ma plus belle victoire, cette année, serait de sortir de cette période assez délicate, de retrouver mon niveau et de ne plus avoir ces douleurs. Et de peser à nouveau sur les courses. C'est la blessure la plus importante de ma carrière et je commence à être impatient d'aller mieux parce que je ne fais pas du vélo pour me retrouver aussi loin dans les classements. »