Cyclisme - Tirreno-Adriatico - Après un Tirreno-Adriatico prometteur, Romain Bardet veut briller dans les courses du printemps

L'Equipe.fr
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Après une semaine éprouvante et une 8e place au classement général de Tirreno-Adriatico, Romain Bardet sera au départ de Milan-San Remo ce samedi mais avec d'autres objectifs en tête, les classiques ardennaises et le Giro.

Le niveau de Tirreno-Adriatico était particulièrement élevé cette année. L'écart entre le deuxième, Wout Van Aert, et le troisième Mikel Landa - près de trois minutes _ s'apparente à un véritable gouffre. Derrière le dernier vainqueur de Milan-San Remo, le reste de la meute s'est partagé les miettes. À ce jeu-là, Romain Bardet a plutôt bien figuré, même s'il n'a pas gagné. Toujours dans les temps du vainqueur jusqu'à la première journée montagneuse (4e étape), l'Auvergnat s'est montré plutôt à l'aise dans l'ascension finale jusqu'à Prati di Tivo (15km à 7 %). « Il m'a manqué un peu de jus quand les gars ont attaqué à trois kilomètres du sommet, a avoué le Français. Mais j'ai su ne pas me mettre dans le rouge, pour rester au contact à la fin. J'avais besoin de ça, de me battre pendant 40 minutes pour entamer ma saison. Il me manque encore un petit peu de vitesse dans les jambes, mais pour ma première arrivée au sommet de l'année, je ne suis pas si loin. » À l'arrivée, 1'17 de retard sur Tadej Pogacar, vainqueur en solitaire. Des bonnes sensations qui se sont confirmées le lendemain, sur une étape dantesque, taillée comme une classique et qui emmenait les coureurs à Castelfidardo (Marches).

« Mes sensations s'améliorent »
Offensif, mais finalement dépassé par l'attaque de Mathieu van der Poel, comme bon nombre de coureurs, Romain Bardet s'est battu, pour finir 13e. Loin du vainqueur (3'39), mais devant plusieurs prétendants au général (Almeida, Nibali, Yates, Quintana). « Mes sensations s'améliorent, avait confié Bardet à l'arrivée. C'est un bon résultat, surtout que c'est ma première course à étapes de la saison. »

Le rythme est en effet un élément à prendre en compte au moment de faire le bilan de Tirreno-Adriatico. Avec seulement deux jours de course, sur le Circuit Het Nieuwsblad et les Strade Bianche, Romain Bardet était loin d'avoir la préparation de certains de ses adversaires. La moyenne en compétition des sept coureurs devant lui au classement général final était de 7 jours de course. Egan Bernal en comptait onze avant le départ de Tirreno, et Tadej Pogacar huit.

Nouvelle équipe, nouveaux vélos
Seul point noir de cette semaine en Italie, le contre-la-montre final. Dans cet exercice, certes taillé pour les spécialistes, Romain Bardet a terminé 63e, avec 59 secondes de retard sur le vainqueur, Wout Van Aert. Perdre une minute sur dix kilomètres de chrono est une mauvaise performance pour un coureur qui vise le classement général. Mais elle est aussi à nuancer. « Pour la plupart de nos coureurs, c'était le premier effort de course sur leur nouveau Scott Plasma », avançait comme explication Matt Winston, l'entraîneur de l'équipe néerlandaise, au soir de la course. À titre de comparaison, en 2018, sur le contre-la-montre final identique de Tirreno-Adriatico, Romain Bardet avait terminé 82e, à 1'08 du vainqueur. L'Auvergnat n'a, semble-t-il, pas fait de progrès dans ce domaine par rapport aux années précédentes, mais ne présente pas de retard non plus.

La suite s'annonce donc plutôt belle pour Bardet, qui a fait des classiques ardennaises et du Giro ses principaux objectifs de la saison. Après une nouvelle pige en Italie samedi, sur Milan-San Remo, le Français reprendra le chemin de l'entraînement jusqu'à l'Amstel où il avait terminé 9e en 2019.