Cyclisme: la traque des kilos superflus, jusqu’à l’excès

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Peu relayé au-delà de la sphère cycliste, son témoignage est un peu passé inaperçu. Il aurait pourtant mérité un tout autre écho. Le 7 janvier dernier, dans les colonnes du quotidien australien The Advertiser, Rohan Dennis révélait avoir souffert de troubles alimentaires quelques mois plus tôt. Bien décidé à briller sur les grands Tours, l'actuel champion du monde du contre-la-montre s'était mis en quête de perdre du poids. Beaucoup de poids. "J'étais arrivé à un point où je pouvais boire une bière, puis me sentir coupable et ne rien manger le lendemain. Je suis tombé à 68 kilos. J'ai fini par devoir prendre de la créatine et de la poudre protéinée pour revenir à mon poids de contre-la-montre, qui est de 70 à 71 kilos", confiait-il. Une prise de parole rare sur un mal qui ronge le peloton. Un récit précieux, aussi, pour mesurer l'attention portée par les coureurs professionnels à leur alimentation. Tout kilo superflu est traqué.

Sans tomber dans les excès décrits par Rohan Dennis, il faut être capable de suivre des régimes parfois très stricts pour optimiser ses performances et espérer atteindre ses objectifs. Avant, pendant et après l'effort, la nutrition tient un rôle clé. "Comme de nombreux sports qui se pratiquent sur des longues distances, tel que la course à pied, le rapport poids-puissance est un élément fondamental de la performance. Cinq cents grammes en plus ou en moins par rapport à un poids de forme idéal...

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