« Décivilisation », le concept repris par Emmanuel Macron qui ulcère ses opposants (sauf Marine Le Pen)

POLITIQUE - Le petit mot qui fait beaucoup parler. Mercredi 24 mai, Emmanuel Macron a comparé en Conseil des ministres les violences, « quelle que soit la cause », à un « processus de décivilisation », selon un participant à la réunion, confirmant une information du Parisien.

« Il faut être intraitable sur le fond. Aucune violence n’est légitime, qu’elle soit verbale ou contre les personnes. Il faut travailler en profondeur pour contrer ce processus de décivilisation », a déclaré le président de la République, selon cette source. Des propos qui renvoient implicitement aux menaces et à l’incendie de la maison du maire de Saint-Brévin, à la mort de trois policiers du Nord dans un accident de la route ou encore à l’assassinat de l’infirmière du CHU de Reims.

Un terme utilisé par Renaud Camus

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

Ce concept a immédiatement fait réagir, notamment à gauche, où on dénonce ce jeudi 25 mai une expression prise dans le lexique de l’extrême droite, puisque le terme a été utilisé comme titre de livre par l’essayiste Renaud Camus, père de la théorie raciste du « grand remplacement ». La secrétaire nationale d’EELV, Marine Tondelier, a déploré une logique de « surenchère permanente » adoptée par le chef de l’État. « Il sait très bien à quel imaginaire il fait référence », a renchéri la sénatrice écolo Mélanie Vogel.

À l’inverse, Marine Le Pen n’est pas choquée par l’expression. « Je parle d’ensauvagement depuis des années et je me fais accuser de tous les maux », a expliqué la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale sur CNews. « La décivilisation c’est la barbarie (...), donc en réalité Emmanuel Macron vient une fois de plus, si je puis me permettre, nous donner raison sur le constat que nous faisons », a-t-elle ajouté, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

À voir également sur Le HuffPost :

Marine Le Pen se défend (à nouveau) sur le prêt russe du RN : « Je n’ai pas signé un prêt avec Poutine ! »

À Paris, une campagne de pub sauvage anti-IVG sur les Vélib’