Déjà l'année de confirmation pour Pierre Derouillon avec Tours

Réceptionneur-attaquant de formation, Pierre Derouillon a percé à Tours en tant que pointu. (Sy. Thomas/L'Équipe)

Quelle belle année vécue par Pierre Derouillon : une place trouvée à Tours, trois finales jouées, l'équipe de France, la Ligue des nations... À seulement 22 ans. Alors que son équipe débute samedi (19 heures) sa saison de Ligue A à Nice, vient déjà, pour lui, le temps de confirmer.

C'est allé très vite, trop peut-être, mais Pierre Derouillon a assuré. Et bien plus que ça. Petit retour en arrière : il y a un an, le jeune réceptionneur-attaquant, âgé alors de 22 ans, arrivait à Tours après trois saisons passées aux Spacers de Toulouse. « Un changement au niveau de l'ambiance, de l'ambition, du statut... et du poste », se souvient-il.

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En même temps que Derouillon, le club tourangeau avait recruté le pointu brésilien Aboubacar Drame Neto. Lequel n'a finalement pas joué de la saison, à la suite d'une rupture du tendon d'Achille lors d'un match de préparation. Panique au TVB. Mais pas pour longtemps.

Indétrônable à la pointe


Pierre Derouillon a été appelé à le suppléer, le temps qu'un joker médical arrive. Ce fut Geraldo Graciano, un autre Brésilien, débarqué en décembre, mais qui n'est pas parvenu à déloger le jeune Français de la pointe de l'attaque tourangelle. Avec notamment ce vent de fraîcheur, Tours a vécu une très belle saison, atteignant la finale de la Ligue A, de la Coupe de France et de la Coupe de la CEV. Certes avec trois défaites à l'arrivée. Mais pas de déception pour Derouillon.

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« On s'est régalé, raconte-t-il. Le plus important, c'est le chemin parcouru. Il a été assez extraordinaire, même pour le TVB qui a tout connu, tout gagné. En Coupe d'Europe, l'adversaire (les Italiens de Monza) était meilleur, point final. En Coupe de France, ça s'est joué sur un détail, un challenge qui n'avait pas lieu d'être. Mais c'est vrai que cette défaite a fait davantage de mal à la tête. En championnat, on avait joué 12 matches de plus que Montpellier (le champion). Il a manqué un peu de fraîcheur et de lucidité. »

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Pierre Derouillon méritait mieux que ça. Mais ses performances lui ont justement valu d'être appelé en équipe de France, de prendre part à la Ligue des nations et de la gagner. « Un bon retour sur investissement, glisse-t-il en souriant. Cela a été très dense, humainement, sportivement, nerveusement. J'ai beaucoup appris, en étant avec des joueurs très expérimentés. Andrea Giani (le sélectionneur), c'est un monument. J'ai vécu de sacrées émotions : on a joué la demie en Italie, contre l'Italie, et on a gagné. En finale, on a survolé le match pendant deux sets, puis on en a perdu deux, on a fait un tie-break incroyable et on a fini sur une médaille d'or. »

Et, alors que Tours plonge dans la Ligue A, samedi à Nice, le jeune Derouillon va déjà devoir confirmer tout le bien montré la saison dernière. Avec un premier défi : jouer comme réceptionneur-attaquant, Neto étant opérationnel à la pointe. Il n'a encore jamais occupé son poste de prédilection avec son club. « Mais il n'y a aucun souci. Je suis content, clame-t-il. Je veux performer comme réceptionneur-attaquant, avec la pression, le stress. »

Tours démarre également la saison avec de nombreux objectifs. « Le groupe est resté le même. Cela va être un moteur, poursuit Derouillon. On veut remporter le Championnat et la Coupe, et gagner des matches en Coupe d'Europe. Il faut utiliser les défaites (de la saison dernière) pour les transformer en victoire. » Il gardera également un oeil sur l'équipe de France. Pierre Derouillon n'a pas été retenu pour le Mondial en septembre, où les Bleus ont perdu en quarts de finale. Mais les Jeux Olympiques de Paris approchent, et le jeune Français voudra en être. Déjà un autre cap à atteindre.

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