Départ de Jacques-Henri Eyraud de la présidence de l'OM : "On était rentré dans une zone de tension et de danger trop importante", estime un ancien dirigeant du club

franceinfo
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Jacques-Henri Eyraud "voulait rationaliser" le club et "a trop mis ce chapitre là en avant par rapport au sportif", a estimé samedi 27 février sur franceinfo Christophe Bouchet, qui a présidé l'Olympique de Marseille entre 2002 et 2004. Il réagit au limogeage du président de l'OM dont les supporters réclamaient le départ. "Les supporters font partie du club, c'est une composante avec laquelle il faut s'entendre", souligne Christophe Bouchet. "On était rentré dans une zone de tension et même de danger qui était trop importante", selon lui.

franceinfo : Pensez-vous que ce qui se passe à l'OM était inévitable ?

Christophe Bouchet : Oui, c'était inéluctable. C'est la conjugaison des mauvais résultats sportifs, du confinement, de l'attitude des supporteurs envers Jacques-Henri Eyraud et réciproquement. Ca rendait l'issue inévitable. On était rentré dans une zone de tension et même de danger qui était trop importante. Je crois que la vision de Jacques-Henri Eyraud n'était pas forcément mauvaise. Quand on est dirigeant de club on veut toujours rationaliser l'irrationnel. Parce qu'on est agacé par l'aléa sportif, par les débordements des supporters, je pense qu'il voulait rationaliser un peu. Mais je pense qu'il l'a trop dit, il a trop mis ce chapitre-là en avant par rapport au sportif. Les résultats n'étaient pas suffisamment bons pour entreprendre quelque part une industrialisation de l'OM. Je crois qu'on n'arrivera jamais à faire d'un club de foot une entreprise normale, je (...)

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