Départ de Neymar, défaite face au Real, blessure de Suarez… L'été pourri du Barça

Tout le monde le sait, les grands clubs ne meurent jamais, mais ils sont parfois très malades. Pendant plusieurs saisons, le Barça a fait preuve d'une immunité confondante aux critiques et aux revers. La Masia produisait crack sur crack, les titres proliféraient et les grands joueurs se pressaient aux portiques du Nou Camp pour "réaliser leur rêve de jouer avec Messi".


Cette période de grâce semble bel et bien terminée. L'immunité ayant laissé place à une innocuité complètement inattendue sur le marché des transferts. Le Barça peine à séduire et semble devoir se contenter de remèdes génériques pour guérir. Semedo à la place de Bellerin, Paulinho en lieu et place de Verratti et… personne encore pour remplacer Neymar. Neymar, la catastrophe que l'on n'attendait pas au Barça. Une clause monstrueuse de 222 millions d'euros et la possibilité de côtoyer Messi auraient suffi dans la plupart des cas. Pas avec le PSG, pas avec Neymar, pas en 2017.

Le Barça doit redescendre de son nuage et apprendre qu'il ne suffit plus de s'appeler le Barça. Il faut planifier en amont son recrutement, resserrer les vis des contrats, mettre en place une vision ludique d'envergure. La MSN ne peut pas toujours tout sauver. Le mandat de Luis Enrique l'a bien démontré.

D'ailleurs, en parlant de MSN, le bilan du patient Barça s'est aggravé. Amputée de son "N", elle devra aussi attendre la convalescence de son "S" (le club parle de 5 semaines). Au moins, le "M" est toujours là et selon les dirigeants, il devrait bientôt annoncer sa prolongation. Une éclaircie dans la grisaille ambiante. À moins que Pep Segura ne nous refasse une "Neymar", lui qui avait annoncé que le Brésilien allait rester "à 200%" quand les premières rumeurs parisiennes avaient affleuré.

Lionel Messi Barcelona

La crise sur le gâteau

D'ailleurs, les dirigeants ne sont pas tous blancs dans les malheurs Blaugrana. On soupçonnerait même le Barça de souffrir d'une fracture entre ses joueurs et son staff administratif. Segura avait ouvertement (et surtout publiquement) critiqué Piqué avant la défaite de Supercoupe aller, affirmant que son CSC avait "tout changé (…) une erreur décisive", ce à quoi Busquets avait rétorqué en conférence de presse d'avant-match retour : "Ce n'est pas une façon de s'exprimer, surtout pas depuis l'intérieur du club, en visant un seul joueur". Au Barça, la crise sur le gâteau est aussi institutionnelle.

Le sort semble s'acharner sur les Blaugrana. Au lendemain d'une défaite qui a montré le nouveau gouffre entre le club catalan et son rival de toujours du Real Madrid. Le Barça présentait Paulinho en lui donnant le numéro 15. Certains plaisantins ont immédiatement fait le parallèle avec le 1-5 infligé par Madrid sur deux matches...

Fin de cycle ne veut pas toujours dire début d'une nouvelle ère faste. Parfois, la période de transition dure. Et c'est à ce moment-là que les clubs doivent limiter les dégâts et que les supporters doivent…  supporter. Car tout le monde le sait : les grands clubs ne meurent jamais.

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages