Damien Comolli (président de Toulouse) critique l'arbitrage : « Quinze ans d'arrogance et de médiocrité »

Le président toulousain n'a pas caché sa colère au sujet de l'arbitrage de la partie. (A. Martin/L'Équipe)

Damien Comolli, le président de Toulouse, a poussé un coup de gueule contre l'arbitrage après le match nul de son équipe contre Brest (1-1), dimanche. Il estime que le but inscrit par les Bretons est entaché d'une faute.

Dimanche, après le match nul de Toulouse à domicile face à Brest (1-1), le président du club haut-garonnais, Damien Comolli, s'est présenté en conférence de presse et s'est exprimé dans une colère froid. « Je pense que vous avez récupéré l'image qu'on vous a transmise de la faute sur le but, a commencé le dirigeant. J'espère qu'elle sera diffusée le plus possible par tout le monde. »

Sur l'image transmise par le promu, on voit Christophe Hérelle, le défenseur de Brest, au duel avec Rasmus Nicolaisen, le défenseur de Toulouse. Le premier semble faire faute sur le second. L'arbitre du match, Benoît Millot a validé l'ouverture du score par Steve Mounié dans la continuité de ce duel qui fait polémique. « La raison pour laquelle je voulais intervenir, c'est parce qu'à la mi-temps j'ai montré cette faute au quatrième arbitre. Je lui ai demandé : "Vous ne pensez pas qu'il y a faute ?" Et j'ai eu droit à un manque de respect incroyable. Il m'a dit en me repoussant : "Ne me parlez pas ! Ne me parlez pas !" Je me suis retourné, je suis rentré dans le vestiaire. c'est un peu le symbole de quinze ans d'arrogance et de médiocrité de l'arbitrage français », a poursuivi Comolli.

Le président du TFC a rappelé qu'il avait déjà été sanctionné de deux matches de suspension avec sursis pour un autre coup de gueule, avant la trêve pour la Coupe du monde, pour avoir pesté à la suite d'un but encaissé à Monaco (0-2) alors que le défenseur Issiaga Sylla n'avait pas été autorisé à reprendre le jeu après avoir été soigné.

« Cela vous montre un peu l'état d'esprit des arbitres, la culture de l'arbitrage en France, a soufflé Comolli. C'est un peu résumé en deux situations qui nous coûtent trois points. Ce que l'on fait au niveau de l'arbitrage en France. Je demande officiellement et solennellement que l'enregistrement soit publié parce que j'ai une conviction intime, c'est que le VAR n'a rien dit à l'arbitre.»

Damien Comolli a par ailleurs assuré qu'il ne s'exprimait pas seulement pour son club mais pour « l'intérêt supérieur du football français ». « Je suis révolté pour le foot français, bien évidemment pour le TFC, a-t-il poursuivi. Quand je vois encore aujourd'hui l'attitude du 4e arbitre, je suis sidéré. » Comolli a par ailleurs assuré qu'il ne s'attendait pas à être sanctionné pour ses propos. « Je n'ai rien dit de mal, je n'ai manqué de respect à personne, je n'ai insulté personne, ce que je ne fais jamais, a-t-il affirmé. Je vous dis ce que j'ai sur le coeur. »

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