Le DAS émerveille la F1 mais la créativité technique serait menacée

Basile Davoine
motorsport.com

Il fait parler plus qu'à son tour depuis la semaine dernière, et ce n'est pas terminé. Car en se révélant au grand jour lors de la première semaine d'essais hivernaux, le système DAS imaginé par a ouvert des interrogations qui vont bien au-delà de son incidence technique et de sa légalité en piste. Fruit du travail des ingénieurs de Brackley, le DAS permet au pilote de modifier l'angle d'inclinaison des roues avant en tirant ou en poussant sur son volant, tout en roulant.

James Allison, directeur technique Mercedes AMG, et Alan Permane, directeur des opérations piste Renault F1 Team

James Allison, directeur technique Mercedes AMG, et Alan Permane, directeur des opérations piste Renault F1 Team <span class="copyright">Mark Sutton / Motorsport Images</span>
James Allison, directeur technique Mercedes AMG, et Alan Permane, directeur des opérations piste Renault F1 Team Mark Sutton / Motorsport Images
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Mark Sutton / Motorsport Images

Dès l'an prochain, la F1 vivra l'instauration de plafonds budgétaires, ce qui aura également une incidence sur les ressources à la disposition des écuries pour mener ce genre de projet technologique, aussi onéreux qu'energivore. Pour le directeur de course Michael Masi, il s'agit d'un équilibre à trouver entre la marge de progression technique et la maîtrise des coûts.

"Nous parlons d'innovation car c'est probablement la première fois depuis longtemps que quelque chose comme ça est assez visible, qu'il saute aux yeux de tout le monde", estime-t-il. "Il y a probablement des éléments sur lesquels ils ont innové pour cette année, mais comme ils ne sont pas visibles, ce n'est pas un sujet de discussion. Du point de vue de l'innovation, je crois que nous avons vu ce que les gens ont fait dans de nombreux domaines, comme les moteurs hybrides qui sont probablement les plus efficients au monde. Tous voient arriver un règlement financier pour l'année prochaine, donc ils doivent trouver eux-mêmes l'équilibre pour le retour sur investissement en matière d'innovation, pour la manière de dépenser. Est-ce que ça vaut la peine d'essayer ce que nous tentons de faire ? Cela viendra peser dans la balance qu'ils ont tous afin de résoudre l'équation pour 2021."

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