David Darricarrère (Castres) : « On ne se prend pas pour des gros bras »

David Darricarrère, l'entraîneur des lignes arrières de Castres, opposé à Montpellier en finale vendredi (20h45), estime que le club tarnais « ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas », préférant prôner le « travail » et « l'état d'esprit » de ses joueurs.

« Comment imaginez-vous la finale ?
Ce sera un match à haute intensité, avec énormément d'engagement, d'âpreté dans le combat... Dans les courses, les duels aériens, dans les duels tout court, il y aura une sacrée intensité. On va essayer d'être dans le match, de ne pas passer à côté de l'évènement, d'être dedans de la première à la dernière minute et de rivaliser dans l'intensité. Montpellier a étouffé Bordeaux (en demi-finale, 19-10) avec une grosse intensité défensive, on va essayer d'être à la hauteur et de trouver des espaces. À ceux qui pensent que ça va être une finale au rabais, ça reste une finale et il n'y a pas qu'un rugby : il n'y a pas que le rugby des grandes envolées, et le rugby champagne, il y a aussi celui des territoires.

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Une vingtaine de bus de supporteurs du CO sont attendus au Stade de France. Comment expliquez-vous cet engouement à Castres pour le club ?
C'est un lien très fort. C'est une ville de 40 000 habitants, une petite ville donc et son coeur bat pour le CO, elle vit pour le CO, qui est ancré dans son territoire avec une culture forte. Quand vous allez acheter le pain ou le journal le lundi matin, on vous parle du match de la veille, on vous parle du prochain, des joueurs. Cela permet une proximité extraordinaire, mais aussi un respect mutuel entre joueurs et supporteurs. Cet engouement fait que ça vous entraîne positivement toute la semaine. Ces jours-ci, les gens avaient la banane, et on va essayer de les rendre heureux et fiers.

Ce sera la quatrième finale du club en neuf ans, on ne peut plus vraiment dire que vous êtes le petit poucet du championnat...
On reste pourtant une sous-préfecture, c'est factuel (sourire). Mais on ne se prend pas pour des gros bras. Tout ce qu'on arrive à faire, on le fait par le travail, l'état d'esprit. Les résultats ne sont que la conséquence de ce que tu fais, du contenu de ce que tu fais sur le terrain et à l'entraînement, de ce que tu fais de ton équipe. On ne se prend pas pour ce qu'on n'est pas mais on sait qui on est et ce qu'on veut faire. »

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