Dayot Upamecano, se confie sur son handicap et le moqueries qu'il a subies

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Pendant que les gens se moquaient, moi je travaillais.  (Photo: via Associated Press)
Pendant que les gens se moquaient, moi je travaillais. (Photo: via Associated Press)

HANDICAP - Le bégaiement est un handicap encore tabou. En France, près de 1% de la population serait bègue, dont 75% d’enfants. Ce handicap peut entraîner des difficultés dans la vie personnelle et professionnelle. C’est ce qui est arrivé au footballeur Dayot Upamecano.

Dans le cadre de la Journée mondiale des personnes handicapées, le défenseur du Bayern Munich et de l’équipe de France se confie au Parisien sur le bégaiement qu’il a réussi à vaincre. “Pendant que les gens se moquaient, moi je travaillais”, explique-t-il. Pour lui, le plus important a été de continuer à parler malgré les moqueries et les difficultés.

Dans l’interview, Dayot Upamecano, évoque son enfance ponctuée par les moqueries. ”Ça a été très difficile pendant mon parcours scolaire. Il fallait prendre la parole, c’étaient des moments durs. Je me suis toujours mis dans la tête qu’il fallait que je parle,” raconte-t-il. Sa mère l’a aussi encouragé à ne pas arrêter de parler et à ne pas devenir timide.

Le football l’a sauvé

À l’école pourtant, il se souvient avoir eu beaucoup de moqueries. ”Ça me dérangeait, mais j’essayais de ne pas les écouter. Je me disais que même si je bégayais, il fallait continuer à parler. Ce n’était pas à eux de gâcher ça”, se rappelle-t-il. Il évoque aussi la panique provoquée par ces moqueries. “Mais ça ne m’a pas empêché de continuer à parler avec mes camarades, avec mes coéquipiers ou mes coachs. Il n’y a jamais eu de timidité de ma part”, ajoute-t-il en parlant du temps où il a commencé à pratiquer le football. “Quand tu es jeune, c’est difficile, mais tu te dis qu’un jour ça ira mieux”.

Par son travail, exemplaire, Dayot Upamecano devient très vite capitaine de son équipe. Il a donc dû donner de la voix. “Encore plus avec mon poste (de défenseur), qui exige beaucoup de communication. Même quand j’étais dans la cour de récréation, j’étais capitaine. Je dégageais quelque chose, c’est sûr”, se souvient-il. Malgré ces efforts, le bégaiement continue, mais il apprend à le gérer. “J’essaye de bien respirer, de rester calme. Plus jeune, je n’avais pas ces réflexes, mais avec le temps, tu ne fais plus les mêmes erreurs”, explique-t-il.

Pour Dayot Upamecano, le plus important a toujours de se concentrer sur lui-même et sur son travail. “J’ai toujours eu un but dans la vie, des objectifs, et je les atteins aujourd’hui petit à petit”, argumente-t-il. Il conseille aux personnes souffrant de ce trouble de la parole de rester calmes, de parler et de faire “en sorte que ça ne rentre pas en eux, pour continuer à avancer et progresser”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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