Derrière Teddy Riner, bilan mitigé pour les Français au Grand Chelem de Budapest

Maxime-Gaël Ngayap-Hambou a bien failli créer la surprise devant le Japonais Murao, en -90 kg. (S. Boué/L'Équipe)

Cédric Olivar (-100 kg) et Maxime-Gaël Ngayap-Hambou (-90 kg) n'ont pas réussi à se hisser dans les combats pour les médailles, ce dimanche à Budapest.

Si la troisième et dernière journée du Grand Chelem de Budapest est marquée par le retour sur la scène internationale de Teddy Riner (en finale des +100 kg en fin de journée), elle concernait aussi deux autres Français : Cédric Olivar (-100 kg) et Maxime-Gaël Ngayap-Hambou (-90 kg). Avec pour ambition de démontrer leur capacité à prétendre à une sélection pour les Mondiaux en Ouzbékistan (6 -13 octobre), le comité de sélection ayant prévu de se réunir dans les prochains jours.

Premier Français à monter sur le tatami, ce dimanche, Cédric Olivar en est rapidement redescendu, battu aux pénalités par le Brésilien Buzacarini, qui l'avait déjà dominé au GP de Tbilissi en 2019. Cédric Olivar n'est jamais réellement entré dans son combat, ne parvenant pas à s'imposer au kumi-kata (saisie). Défait d'entrée, il n'a donc pas pu prétendre aux repêchages. Fâcheux car Cédric Olivar a déjà perdu au premier tour aux Championnats d'Europe, fin avril en Bulgarie. Ce Grand Chelem hongrois était donc l'ultime occasion de se montrer avant la sélection mondiale puisqu'il ne sera pas du tournoi à Zagreb, la semaine prochaine qui pourrait constituer une dernière opportunité.

« C'était ma dernière cartouche. Je suis frustré de ne pas avoir pu juste m'exprimer, c'était des mecs à ma portée. Aujourd'hui, je n'ai pas montré grand-chose. J'avais un gros manque de repères, je n'arrive pas à poser mes mains, à produire, je suis crispé », confiait Cédric Olivar, « Je n'avais pas beaucoup de pression, je ressors d'une petite blessure au dos après les Europe, j'ai repris il y a une semaine et demi. Sans pression même si dos au mur, je sais que je dois aller chercher la sélection pour les Mondiaux, ça passait pas faire une médaille aujourd'hui. Donc un peu déçu », a-t-il ajouté.

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Le jeune Maxime-Gaël Ngayap-Hambou tient tête au Japonais

Maxime-Gaël Ngayap-Hambou est lui aussi déçu. Mais il s'est montré nettement plus entreprenant. Après avoir dominé le Letton Zarudnevs (waza-ari, sur o-soto-gari, golden score) pour son premier combat en -90 kg, le Français a fait mieux que résister devant le Japonais Murao, vainqueur du Grand Chelem de Paris cette année et également victorieux dimanche. Mené d'un waza-ari à 2'35'' du gong, il a pensé en avoir inscrit un, mais après vidéo, l'arbitrage l'a finalement attribué au Japonais, dès lors vainqueur par ippon.

« Je ne comprends pas du tout la décision, je vais dans mon sumi-gaeshi (technique de sacrifice), ils disent qu'il accroche pourtant je ne vois pas d'action de sa part. C'était à peu près la même action que je lui mets dans la première séquence. Du coup je pensais qu'ils regardaient pour voir s'ils mettaient le waza-ari pour moi ou pas. Quand j'ai vu qu'ils le mettaient à lui, j'étais très déçu. Le waza que je prends, je lui laisse poser sa main gauche, celle qu'il préfère poser, j'aurais dû rester sur le même schéma », estimait le jeune français (21 ans).

Appelé en dernière minute à l'Euro fin avril, il avait été battu au troisième tour, mais son engagement, sa prise de risque, son potentiel devraient séduire le comité de sélection français. « J'espère, on verra ça » , glissait-il dans un grand sourire. « Maxime perd dans des conditions un peu spéciales contre le Japonais. Mais sur la manière, l'engagement, sa progression, je n'ai pas d'inquiétude, ça confirme ce qu'on pense de lui », remarquait Christophe Gagliano, le patron de l'équipe de France masculine.

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