Destitution du président de la Fédération française : une procédure encadrée

Noël Le Graët lors de la Coupe du monde 2022 (F. Faugère/L'Équipe)

Si la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra a mis la pression sur Noël Le Graët, seule une assemblée générale extraordinaire de la Fédération peut remettre en cause le mandat du président de la FFF.

Élu en mars 2021 pour un nouveau bail à la tête de la FFF jusqu'à fin 2024, Noël Le Graët (81 ans) ne peut pas être révoqué par le ministère des Sports. Seule une assemblée générale extraordinaire de la Fédération peut remettre en cause le mandat du président. Pour qu'elle se réunisse prochainement, il faudrait que le comex de la FFF le décide. Et pour que ce comex (dont la plupart des membres ont été sondés ces dernières heures sur leurs intentions par Noël Le Graët), soit convoqué, il faut qu'un quart de ses membres le demande. Et qu'à cette occasion, un vote mette en minorité le patron de la Fédération et le force à aller en AG extraordinaire où la question de son maintien en poste serait alors débattue.

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L'autre option est que le président démissionne de son poste. Dans les statuts de la FFF, il est alors prévu que le vice-président, en l'occurrence Philippe Diallo, devienne président intérimaire, avant que le comex désigne un candidat en son sein susceptible, ensuite, d'être confirmé par une prochaine assemblée fédérale, en juin.

Dans ce climat, les appétits s'aiguisent. Certains s'inquiètent d'imaginer Diallo pouvoir s'installer dans le fauteuil présidentiel jusqu'en juin et ne plus pouvoir l'en déloger avant fin 2024. Car le poste attire évidemment. Jamel Sandjak, le président de la Ligue Paris Île-de-France, y pense, comme Marc Keller, le président de Strasbourg, qui doit néanmoins sortir de l'actionnariat de son club pour postuler.

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