Deux Américains vont échanger leurs avions en plein vol

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Les Américains Luke Aikins et Andy Farrington vont dimanche tenter un défi fou : devenir les premiers cascadeurs à échanger leurs avions en plein vol.

S'échanger leurs avions en plein vol, c'est le défi fou que se sont lancés Luke Aikins et Andy Farrington. Les deux pilotes et cascadeurs américains tenteront, ce dimanche à 17h00 (lundi 2h00 heure française) , de réussir cette première mondiale. Une tentative complètement dingue à 4 000 m d'altitude dans le ciel chaud de l'Arizona. « La pression grimpe, tout comme l'excitation ! explique Aikins. Plus le temps passe, plus je me rends compte de l'ampleur du projet. Mais je dois rester calme et contrôler tout ce flux d'émotions. »

Une idée folle, sortie de la tête de l'ingénieur et professeur d'université Paulo Iscold. Ce dernier a rencontré Aikins en 2016 après un saut de 7 000 m dans un filet géant. « Quand il m'a dit qu'il voulait échanger des avions en plein vol, je me suis dit que c'était dingue, s'enflamme Aikins. Mais personne ne l'avait fait auparavant et j'ai toujours aimé l'idée de m'impliquer dans ce genre de choses. Je lui ai donc dit tout de suite que j'étais partant et que je le ferais quoi qu'il arrive. » Un rêve devenu réalité pour Aikins, qui nous expliquait avoir toujours rêvé de participer à des défis extrêmes.

Une préparation minutieuse

Le vol se détaille en quelques étapes bien précises. L'envol bien sûr, puis le grand saut. Le saut en piqué pour les pilotes, mais également pour l'avion qui descend à environ 255 km/h. Perchés à plus de 3 000 m de haut, les deux compatriotes doivent s'échanger leur place en plein vol. La porte de l'avion, pas plus large que celle d'un frigo - mais moins haute - ne leur facilite pas la tâche. Une fois dans l'engin, il faut reprendre les commandes et terminer le vol.

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Après une préparation en Californie, l'Arizona sera le point de départ du grand défi. Pour limiter les risques, Aikins et Farrington sauteront au-dessus d'un désert. « Nous avions besoin d'une zone de sécurité particulière, rétorque Aikins. La météo est magnifique ici, en Arizona. En Californie, nous avions besoin des ingénieurs et des locaux pour modifier les avions si besoin. Maintenant que tout est prêt, nous n'avons plus besoin de ça. D'où le changement de localisation ».


Pendant ces entraînements, les deux compatriotes ont réalisé une partie du vol, chacun de leur côté. « Dimanche, c'est la première fois que l'on fait tout, le saut, l'échange, la reprise des commandes», affirme Aikins. On ose lui poser la question des risques : « Il faut faire attention à ne pas toucher les pales de l'avion, car il tombe en même temps que nous ! détaille-t-il. Notre position pendant la chute est déterminante, pour éviter tout problème pendant le vol. Et puis, bien sûr, reprendre les commandes de l'avion pour éviter le crash. Ça demande beaucoup de coordination. » Le tout en 40 secondes chrono.

Un défi technologique

Tout un programme donc, qui apporte son lot de problèmes. « Dans ce genre de défi, il faut résoudre des problèmes qui n'existent pas », précise Iscold. À 4 000 m d'altitude, la gravité fait son effet. Il faut ralentir l'avion, incliné vers le sol en piqué. Si l'avion est trop rapide, il peut se désintégrer. L'appareil doit également suivre une direction précise, pour faciliter les manoeuvres aériennes des pilotes. Une phase de développement est donc nécessaire, et c'est Iscold et ses étudiants qui s'y sont collés.

Ils ont ainsi développé deux programmes. Pour avoir une direction stable, Iscold a pensé à un logiciel de pilotage automatique. Problème : un logiciel « classique » de pilotage automatique ne fonctionne pas dans cette situation. La solution : le développer lui-même. La seconde innovation, c'est un frein permettant de ralentir l'avion pendant sa chute. Après de nombreux essais et d'innombrables calculs, le bon équilibre est trouvé. Les avions semblent prêts pour le grand vol.

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