Dimitri Payet avant OM-OL : « Il n'y a pas de gestion à avoir »

Alors que la haletante saison de l'OM, opposé ce dimanche (20h45) à l'OL, approche de son crépuscule, le capitaine marseillais Dimitri Payet a évoqué ce samedi les ultimes défis phocéens.

« Dans quel état physique vous trouvez-vous après ce déplacement aux Pays-Bas (défaite 2-3 contre Feyenoord) ?
Il y a un peu de fatigue, forcément, le match de Rotterdam a été haut en intensité, il y a aussi le déplacement. On a un rythme de matches encore élevé ce mois-ci, des matches importants tous les trois jours, mais la fatigue ne doit pas être une excuse. On fait ce qu'il faut pour récupérer et se préparer pour la rencontre suivante. Il n'y a pas de gestion à avoir, on a un effectif dense, certains joueurs n'ont pas joué à Rotterdam, d'autres n'ont fait qu'une mi-temps à Reims. Le coach repose ceux qui sont un peu plus vieux, comme Steve (Mandanda) ou moi. On a fait neuf mois de grande qualité, si on se loupe trois semaines, cela aura été neuf mois pour rien. Pour l'avoir vécu, en 2018, tout perdre en quelques jours, c'est frustrant, horrible même, mais c'est aussi ça le football.

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Comment se trouve le groupe moralement, surtout les défenseurs comme Duje Caleta-Car, qui ont été bougés comme rarement cette saison ?
Le groupe a été touché par la défaite, forcément, ce n'est pas le résultat qu'on est venus chercher à Rotterdam. On a eu des manquements, défensifs, au milieu et devant aussi. On a été mis en difficulté par cette équipe de Feyenoord, on a la chance de pouvoir se rattraper sur le retour. Cela a été un match où on savait qu'il y aurait de l'intensité, du pressing. Ils ont su, eux, mettre plus en place leurs initiatives. Duje, je lui ai parlé hier (vendredi), je lui ai dit que ça fait un an que le coach est ici, on joue comme ça, on en est là parce qu'on défend une idée de jeu qui est de repartir de derrière. Au début, on a pris des buts, et on en reprendra. Il a fait une erreur, il le sait, on le sait tous, mais je ne lui en veux pas du tout. Cela fait partie de la vie d'un groupe, de se tromper. Duje fait une grande saison, comme Will (Saliba), comme Val' (Rongier) qui s'adapte à un nouveau poste.

« Nous, on veut consolider cette seconde place, six points d'avance, ce n'est pas beaucoup »

Cette saison, l'OL est décroché, à 13 points derrière vous. Cette affiche en reste-t-elle une, pour vous ?
En les voyant jouer, la semaine dernière, je n'ai pas pensé que c'était une équipe en vacances, au contraire. S'il leur reste une chance minime d'être en Coupe d'Europe, ils doivent faire un sans-faute, cela passe par un résultat à Marseille. Ça reste un Olympico, un match particulier, à la maison, contre un grand rival. Nous, on veut consolider cette seconde place, six points d'avance, ce n'est pas beaucoup. Ils ont un effectif de qualité, bâti pour la Coupe d'Europe. Au match aller, en février, on avait fait une bonne première période puis on les a laissés revenir en seconde, on s'est pris deux buts en fin de rencontre. Il faudra livrer une prestation plus consistante, plus maîtrisée sur la durée.

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Vous êtes l'un des joueurs à faire le plus de passes clés en Europe, êtes-vous frustré de ne pas terminer avec une ou plusieurs passes décisives après le match à Rotterdam ?
Non, c'est la vie d'un passeur. Je préfère être passeur que buteur, on dépend du second, il faut quelqu'un derrière qui puisse la mettre. J'en ai encore parlé hier soir avec Bamba (Dieng), je ne vais pas lui reprocher, alors qu'il a deux ans de vécu avec nous et peu d'expérience en Coupe d'Europe, de rater des face-à-face. Par contre, se les créer, c'est quelque chose ! Quand il joue, Bamba arrive toujours à avoir trois ou quatre occasions nettes, le jour où il va avoir ce calme et cette sérénité pour les mettre, ce sera un très grand buteur ! Ces derniers temps, avec peu d'occasions, on arrivait à concrétiser. Mais on s'en procure, c'est le plus important, je m'inquiéterais si ce n'était pas le cas, il faut juste être plus tueurs.

Des jeunes éléments, comme Saliba, Amine Harit ou Mattéo Guendouzi, ont évoqué un petit pacte pour vous permettre de remporter votre premier trophée, à 35 ans. Qu'en pensez-vous ?
C'est touchant, ils savent que je cours après ça depuis pas mal d'années. Ce sont aussi des petits cons, des chambreurs, après la victoire à Bordeaux (1-0) en janvier, déjà, ils m'avaient dit : "Il fallait nous appeler avant, on aurait réglé le problème plus tôt !" Ce sont des jeunes, mais des compétiteurs, qui savent où ils veulent aller ».

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