Dimitri Payet (OM) : «Ce n'est pas à mon âge que je vais aller me plaindre auprès de mes dirigeants»

Dimitri Payet console ses coéquipiers après la défaite face à Tottenham. (S. Mantey/L'Équipe)

Vedette déclassée de l'équipe de l'OM, au point de ne pas jouer une seule minute face à Tottenham, un choix regretté par Igor Tudor ce vendredi après-midi, le capitaine marseillais Dimitri Payet a évoqué l'état d'esprit du vestiaire et sa situation personnelle.

« Comment le groupe a-t-il digéré cette gifle, mardi, dans une période compliquée en termes de résultats ? Comment le sentez-vous ?
Le groupe est touché, je l'ai senti depuis la fin du match, jusqu'à hier encore. Un groupe déçu par ce résultat et cette fin de campagne européenne pour cette saison. C'est logique au vu de la soirée de mardi.

Comment qualifieriez-vous la situation actuelle ?
Ça dépend comment on veut finir ces deux matches avant la trêve. On est éliminés de la Ligue des champions, de toutes les compétitions européennes, on reste sur une série négative en Championnat. On pourrait se dire qu'on est au fond du trou et qu'on baisse les bras. Mais ce n'est pas le style de la maison, on en a parlé dès le coup de sifflet final, le mieux à faire est de rester unis, soudés.


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Il y a des matches du début de saison, comme Nantes (2-1, le 20 août), qu'on n'aurait pas dû gagner et qu'on a gagné, ce fut l'inverse à Strasbourg (2-2, samedi dernier), là on aurait dû l'emporter. Ce sont des matches qui s'équilibrent lors d'une saison. Le plus important est de vite rebondir. Cela passe par un match référence le plus rapidement possible, espérons que ce soit dès dimanche, contre Lyon. Il n'y aura pas besoin de motiver les mecs.

Comment avez-vous vécu le fait d'être resté sur le banc de touche, mardi ?
J'étais déjà frustré en partant de la Commanderie (pour le stade, ndlr). Entre le moment où on est partis d'ici et l'arrivée au stade, quand j'ai vu à l'échauffement ce qu'il se préparait dans le stade, j'étais très frustré de ne pas être sur terrain. Mais comme à chaque fois que je ne joue pas... En tant que compétiteur, je veux et je travaille pour être sur le terrain tout le temps. Le coach fait des choix, il faut les respecter. Si Ünder centre pour « Kola » et qu'il y a but, aujourd'hui, on dit que c'est le changement du siècle et on ne parle pas de Payet. Je me prépare à chaque match pour les jouer, pour apporter quelque chose si je dois rentrer.

Vous attendiez-vous à vivre une telle saison ? Etes-vous moins en forme ?
J'ai beaucoup travaillé pour être en forme, je me sens bien. Sur le dernier match à Strasbourg, j'ai eu de bonnes sensations, cela faisait longtemps que je n'avais pas fait une rencontre en entier. Evidemment, je n'avais pas ce scénario en tête en début de saison. Si le coach fait des choix et pense que l'équipe peut être meilleure sans moi, c'est qu'il a ses raisons. A moi de lui donner tort, de lui mettre des problèmes dans la tête, à chaque fois que je suis sur le terrain, à l'entraînement ou en match.

Avez-vous évoqué votre situation avec le président Pablo Longoria ?
Pourquoi discuter avec les dirigeants ? Cela n'a jamais été ma façon de faire, à chaque fois que je suis passé par des moments où je jouais moins, j'ai travaillé pour regagner ma place. Ce n'est pas à mon âge (35 ans) que je vais aller me plaindre auprès de mes dirigeants. Le coach décide. Je ne vais pas aller voir les dirigeants pour leur demander pourquoi je ne joue pas. A la limite, je pourrais aller voir le coach, mais même pas. Si je suis à mon niveau, si je suis décisif, le coach n'est pas fou, il va forcément me mettre. C'est ma façon de penser. Ce sont les actes qui comptent, pas les discussions.

Votre avenir est à l'OM ?
Ça, cela ne changera pas. Ce n'est pas aujourd'hui que je jetterai l'éponge. »


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