La discrimination à l’embauche persiste dans la fonction publique

Recrutement - Un postulant a 21 % de chances en moins d’être « recruté comme cadre public avec un nom à consonance maghrébine »

Plus de 200 ans après la consécration du principe d’égal accès aux emplois publics par la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, la réalité est parfois toute autre lors des entretiens d’embauche. Malgré une mobilisation accrue des pouvoirs publics, des discriminations persistent dans le secteur public.

Coprésident de l’association La Cordée, qui présentera mardi à l’Assemblée nationale une trentaine de propositions pour accroître la diversité sociale dans la fonction publique, Damien Zaversnik juge les biais de recrutement « intolérables pour un service public ». C’est par exemple « la personne qui a un accent et à qui on va demander d’où elle vient », illustre Damien Zaversnik. Ou encore la candidate voilée à qui le jury va « poser des questions sur l’islamisme ou le terrorisme », ajoute-t-il.

Dans un dossier paru en 2022 et consacré à la diversité dans la fonction publique, trois chercheurs ont identifié un biais qui fausse particulièrement les processus de recrutement. « Le critère de l’origine supposée » du postulant le pénalise, explique Yannick L’Horty, l’un des auteurs de l’étude.

Des discriminations plus rares dans la fonction publique de l’Etat

Pour arriver à cette conclusion, les trois chercheurs ont analysé les réponses à près de 2.600 offres d’e(...) Lire la suite sur 20minutes

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