Tous sports - Jean-Paul Belmondo, une vie de sportif

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Disparu ce lundi à l'âge de 88 ans, l'acteur Jean-Paul Belmondo a dédié une grande partie de sa vie au sport, pour lequel il vouait une passion inébranlable. La preuve en images. Jean-Paul Belmondo, alors âgé de 16 ans, s'inscrit à l'Avia Club de la Porte Saint-Martin à Paris le 22 septembre 1948, au lendemain de la victoire de son idole Marcel Cerdan contre l'Américain Tony Zale, pour devenir champion du monde des poids moyens. « C'est vrai que je boxais bien. J'avais une gauche qui faisait mal, mais je n'aimais pas recevoir des coups », avouera le comédien. À l'Avia Club, Belmondo, qui jouera le rôle d'un boxeur dans L'Aîné des Ferchaux de Jean-Pierre Melville en 1963, partage l'entraînement avec Maurice Auzel, futur champion de France des welters la même année. Celui-ci deviendra sa doublure lumière et sera au générique de nombreux films de la star tels que Peur sur la Ville, L'Alpagueur ou Le Marginal... Belmondo, lui, se livrera à 9 combats professionnels. Créée en 1962, les Polymusclés-Intermittents est une équipe qui rassemble des journalistes, des sportifs ou des artistes, ici dignement représentés par Claude Brasseur, Sacha Distel et le gardien de but Jean-Paul Belmondo (de gauche à droite). « J'ai commencé le foot de bonne heure, vers 10 ans, dévoila Belmondo. J'étais gardien de l'équipe de mon école. On m'avait désigné à ce poste et j'ai adoré ça. J'étais doué je dois dire, j'adorais plonger ! » Avec les Polymusclés, en ouverture d'un match de l'équipe de France, l'acteur côtoie les héros de la Coupe du monde 1958 (3es) Raymond Kopa (au centre), Roger Piantoni (derrière lui) et leur entraîneur Albert Batteux. En 1972 à l'occasion d'une courte scène du film de Philippe Labro, L'Héritier, Belmondo pousse en mêlée face aux joueurs du club de rugby du RC Metz-Homécourt venus jouer les figurants dans leur stade Lothaire. Deux ans auparavant, le 29 novembre 1970, l'acteur, alors en Roumanie sur le tournage des Mariés de l'an II de Jean-Paul Rappeneau, retrouve l'équipe de France de rugby (Walter Spanghero à sa droite, Jean Le Droff à sa gauche, René Bénésis, Jean Iraçabal, Max Barrau, Benoît Dauga, etc.) après une rencontre annuelle remportée 14-3 face à la Roumanie à Bucarest. Absente sur la photo, Raquel Welch était en coulisses ce qui n'a pas laissé le XV de France insensible... S'il avouait n'être « pas doué » sur les terrains de tennis, Belmondo fut en revanche l'une des toutes premières stars à prendre ses quartiers - et sa loge - à Roland-Garros chaque année, dès le milieu des 70's. On le voit ici en 1976 accompagné de son fils Paul et de son grand ami Charles Gérard. On peut reconnaître derrière eux le producteur Alain Terzian (tout à gauche) et les acteurs Eddie Constantine et Peter Ustinov (à droite). Si Belmondo admirait notamment Jimmy Connors ou Adriano Panatta, le match qui l'a le plus marqué fut la renversante finale de Roland-Garros en 1984, entre le Tchèque Ivan Lendl, ici à ses côtés, et l'Américain John McEnroe. « Boris Becker, une fois, a atterri dans ma loge après un passing et m'a serré la main », se souviendra-t-il. C'était lors de la demi-finale perdue par l'Allemand contre le Suédois Mats Wilander en 1987. S'il adorait la vitesse et les cascades, notamment automobiles, s'il a même conduit une Matra sur circuit pour les besoins du film Ho ! où il joue un ex-pilote automobile, Belmondo, ici sur le tournage de L'Homme de Rio, n'a en revanche jamais fait de courses automobiles comme son fils Paul, qui compte notamment 7 Grands Prix de F1. Bébel, ici aux côtés de Gilbert Duclos-Lassalle et de Greg LeMond lors d'une présentation de l'équipe GAN, aimait beaucoup les sorties à vélo en groupes à Longchamp, accompagné notamment de son fils Paul ou de Michel Drucker. Grand supporter du PSG, Belmondo, ici au Parc des Princes avec son épouse Natty en 2004, fait partie du groupe d'investisseurs, parmi lesquels Daniel Hechter, Jacky Bloch ou Francis Borelli, qui ont participé au lancement du club en 1973. Après son accident vasculaire cérébral en 2001, le sport a beaucoup apporté à Jean-Paul Belmondo dans sa volonté de se battre et surmonter les épreuves. Il a par ailleurs continué jusqu'au soir de sa vie à se rendre à Roland-Garros, ou à des combats de boxe (ici avec Louis Acariès), en dépit de ses difficultés à se déplacer.

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