Disparition : Manu Abreu est mort

Manu Abreu en train de raconter son parcours avec Reims Sainte-Anne en 2020. (S. Boué/L'Équipe)

Manu Abreu, ancien joueur de Reims et du PSG, notamment, est mort ce mardi à l'âge de 63 ans.

Figure du Stade de Reims, où il fut joueur (1979-1983 puis 1993-1995) puis entraîneur (1995-2000), Manu Abreu est mort ce mardi à l'âge de 63 ans au Portugal. Né à Fafe, ce joueur polyvalent (défenseur ou milieu défensif) avait également évolué au Red Star, au PSG, où il avait participé à la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe en 1983-1984, et à Nancy.

« Ancien joueur des Rouge et Blanc, il avait marqué son époque et était considéré comme l'un des artisans du renouveau du Stade de Reims », rappelle le club rémois qui lui rend hommage dans un communiqué. Manu Abreu avait notamment participé à la remontée du club rémois tombé en DH après la liquidation judiciaire en 1992. Comme d'autres anciens pros du Stade de Reims (Tony Giannetta, Jean-Pierre Bertolino...), il rechaussa les crampons, aidant le club à remonter en National 3 en 1994. Puis il prit les rênes de l'équipe, remontant progressivement les échelons, d'abord en CFA en 1998, après une série de 51 matches sans défaite, puis en National en 1999.

Président du club champenois à l'époque, Christophe Chenut fait part de sa tristesse sur Twitter.

Personnage entier, cet éducateur dans l'âme entraîna ensuite de nombreux clubs (dont Calais, la réserve de Sedan où il forma notamment l'actuel capitaine d'Angers Ismaël Traoré, ou le FC Rouen).

Revenu en Champagne, Manu Abreu s'était distingué en 2020 avec les amateurs de Reims Sainte Anne (Régional 1), qu'il mena en 32es de finale de la Coupe de France, s'inclinant de peu face à Montpellier (0-1) au stade Auguste-Delaune.

L'été suivant, il avait rejoint un autre club de l'agglomération rémoise, Cormontreuil (R1), mais, « fatigué physiquement et psychologiquement », il avait décidé en octobre 2020, « d'arrêter », estimant ne plus avoir « l'énergie nécessaire pour assumer (son) rôle d'entraîneur comme il se doit ». Profondément marqué par le contexte sanitaire, ce passionné volubile regrettait la disparition d'une certaine idée de ce sport qu'il chérissait tant : « Le football que j'aime n'est pas celui qu'on vit actuellement. Les instances font très peu de cas du football amateur », regrettait-il.

L'Équipe adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances.

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