Dmitry Bivol bat Saul « Canelo » Alvarez et reste champion WBA des mi-lourds

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Bivol a dominé Canelo Alvarez (Joe Camporeale/USA Today)
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Grosse surprise à Las Vegas où le Mexicain Saul « Canelo » Alvarez, monté en mi-lourds pour la ceinture WBA, a été battu assez nettement par le Russe Dmitry Bivol, vainqueur à l'unanimité des juges.

On a eu un petit doute. À Las Vegas, Saul « Canelo » Alvarez est chez lui et ça se sent parfois sur la carte des juges. Mais les douze rounds qui venaient de s'achever samedi soir à la T-Mobile Arena avaient laissé une impression trop nette pour aboutir à une autre conclusion. Les trois juges ont donné Dmitry Bivol vainqueur 115 à 113. Et encore, certains trouveront l'écart un peu trop faible. À l'annonce des scores, le visage si fermé du Russe s'est éclairé d'un immense sourire. À 31 ans, il reste le champion WBA des mi-lourds, invaincu en désormais vingt combats.

lire aussi

Saul « Canelo » Alvarez passe en mi-lourds pour combattre le champion WBA Dmitry Bivol le 7 mai

Saul « Canelo » Alvarez

« C'est la boxe. On gagne. On perd. Pas d'excuse. C'est un grand boxeur. Il gère bien la distance »

Le Mexicain (57 victoires, deux nuls, deux défaites) concède sa deuxième défaite, la première depuis son duel avec Floyd Mayweather en septembre 2013. « C'est la boxe. On gagne. On perd. Pas d'excuse. C'est un grand boxeur. Il gère bien la distance. J'ai senti sa puissance », a reconnu la superstar sur le ring cerné de fans mexicains déçus en ce week-end de Cinco de Mayo.

C'est une surprise mais peut-être pas aussi immense qu'à première vue, à moins de manquer de respect au talent de Bivol. Après tout, Canelo était le challenger. La marche des mi-lourds était trop haute pour lui, apparu dans la salle sur une plateforme qui l'a élevé dans les airs au milieu des flammes et des mariachis. Le Russe est un technicien de haut niveau, habitué à encaisser les coups dans sa catégorie, et il n'a jamais paru trop secoué par ceux que balançait le héros de Guadalajara, monté des super-moyens pour l'occasion. « Il a tapé dans mes bras mais pas dans ma tête, c'est mieux », a commenté l'homme venu de nulle part. Aucune référence à son pays d'origine n'a été prononcée. L'hymne russe n'a pas été joué non plus, sanction symbolique pour la guerre en Ukraine.

Bivol plus précis

Mis en danger seulement quand il se laissait enfermer dans les cordes, il n'a jamais donné le sentiment de craindre la menace Canelo ou de souffrir de la variété des coups au corps du Mexicain - une de ses spécialités - ou ses uppercuts réguliers.

Calme, plus grand, Bivol a dominé incontestablement le champion incontesté des super-moyens. Il a été beaucoup plus précis. Sans son extraordinaire menton, Canelo n'aurait pas pu rester debout face aux combinaisons pleine tête du Russe, réputé surtout pour enchaîner les une-deux. Dans la deuxième partie du combat, Alvarez, fatigué, acculé, en était réduit à étaler son sens de l'esquive. De quoi faire le spectacle, de quoi éviter les coups mais pas de quoi marquer des points sur la carte des juges.

Canelo sait s'adapter en cours de combat. En 2019, face à Sergey Kovalev, déjà en mi-lourds, il avait fini par trouver la faille avec un KO tardif. Plus jeune, Bivol ne lui a pas laissé ce type d'ouverture. Frustré, Alvarez a même fini par le soulever sur son épaule dans le onzième round alors qu'il était une fois encore en difficulté. Là encore, ce genre de démonstration de force ne rapporte pas de points.

Canelo veut une revanche

Canelo a donc perdu. Toujours difficile à écrire ou à lire tant il a marché sur la boxe mondiale ces quatre dernières années. Le contrat comporte une clause pour un deuxième combat. « Claro que si », bien sûr que si, a-t-il répondu quand on lui a demandé s'il voulait l'activer. « No problem », a dit Bivol, qui devrait toucher un peu plus que les deux millions de dollars et 30 % du pay per view gagnés samedi soir. Guennadi Golovkine, le seul à avoir autant bousculé le Mexicain récemment, attendait un troisième duel en septembre. Il risque de devoir patienter encore un peu.

lire aussi

Toute l'actu de la boxe

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles