Drôme : renforts de police à Valence après un deuxième mort par balles en quelques jours

DENIS CHARLET / AFP

"Une centaine de CRS", ainsi que des "renforts zonaux", et des gendarmes de la Drôme vont être mobilisés.

La préfecture de la Drôme a annoncé ce vendredi une "augmentation notable" des effectifs de police à Valence, après la mort par balles d'un homme la nuit précédente, deuxième cas en quelques jours sur fond de règlements de comptes.

"Dans un contexte de règlements de comptes entre bandes", la préfète de la Drôme "confirme son implication totale dans la lutte contre la délinquance et le trafic de stupéfiants dans ces quartiers", indique la préfecture dans un communiqué.

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Un peu après 2 heures du matin, dans la nuit de jeudi à vendredi, un homme conduisant un scooter a été blessé par des tirs, a indiqué le parquet de Lyon. Le véhicule s'est enflammé, selon une source policière.

À l'arrivée des forces de l'ordre, les vêtements de la victime étaient en feu et malgré l'intervention des secours, l'homme est décédé sur place, a expliqué le parquet.

Mardi, un homme de 29 ans avait été tué par balles dans le quartier de Fontbarlettes à Valence et une autre personne blessée.

"Une centaine de CRS" et des gendarmes mobilisés

"Compte tenu de l'ampleur et la gravité des faits", les enquêtes, confiées aux polices judiciaires de Valence et Lyon, sont désormais sous l'autorité de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon, a précisé la préfecture.

Sur le terrain, "une centaine de CRS, dont la CRS-8 (une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines capable d'être envoyée rapidement en tout point de l'hexagone, NDLR), ainsi que des renforts zonaux, viendront appuyer les effectifs de la DDSP26", la direction départementale de la sécurité publique.

Des gendarmes de la Drôme seront également mobilisés.

Depuis le début de l'année, dans la zone police de Valence, "plus de 650 interpellations ont eu lieu sous l'autorité du procureur de la République en lien avec une trentaine d'affaires liées au trafic, à l'usage ou à la revente de stupéfiants", relève la préfecture. Soit trois plus qu'en 2022, sur la même période, des chiffres qui reflètent selon elle "l'action déterminée de l'État à désorganiser les réseaux et à ne laisser aucun répit aux délinquants".

Article original publié sur BFMTV.com

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