Drame en Indonésie : de nouvelles sanctions ont été prises après la bousculade mortelle

Des sanctions ont été prises contre le Arema FC, dont le stade a été le théâtre de violentes émeutes samedi dernier. (REUTERS TV/Reuters)

Après la tragédie survenue samedi dernier dans un stade de football en Indonésie, des sanctions avaient été adressées lundi à des représentants de la police locale. De nouvelles mesures ont été prises mardi contre des membres du club Arema FC.

Trois jours après la tragédie survenue dans un stade de football samedi en Indonésie, de nouvelles mesures ont été prises, mardi. La Fédération indonésienne de football a ainsi exclu à vie deux responsables du club local Arema FC, dont le stade a été le théâtre de la bousculade mortelle.

Abdul Haris, dirigeant du comité d'organisation du Arema FC et un membre de la sécurité « ne doivent plus exercer d'activités dans le monde du football, à vie », a déclaré en conférence de presse Erwin Tobing, président du comité de discipline de la Fédération indonésienne, ajoutant que le club devrait payer une amende de 250 millions de roupies indonésiennes (environ 16 500 euros).

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Des policiers limogés lundi


La police, dont deux agents ont été tués lors du drame, a qualifié l'incident d'émeute mais les survivants l'accusent d'avoir réagi de manière excessive et causé la mort de dizaines de spectateurs en ayant envoyé de grandes quantités de gaz lacrymogène pour maîtriser la foule.

Face à la colère du public, les premières sanctions étaient tombées lundi contre les policiers jugés responsables de la bousculade meurtrière. Le chef de la police de la ville a été limogé lundi et neuf policiers suspendus, tandis que 19 autres étaient interrogés au sujet de la catastrophe dans le stade, occupé par les seuls fans de l'Arema FC, a détaillé lundi le directeur de la police nationale Dedi Prasetyo. Les agents suspendus appartenaient à la Brigade mobile (aussi appelée Brimob), une unité paramilitaire de la police connue pour ses méthodes agressives de gestion des foules, a-t-il précisé.

Les supporters du club local ont également créé, lundi, un centre à Malang pour recueillir des plaintes. Ils ont annoncé qu'ils comptaient poursuivre les policiers jugés responsables d'avoir visé de façon aléatoire le public bloqué dans les tribunes. « S'il y avait des émeutes, le gaz lacrymogène aurait dû être dirigé vers le terrain, pas vers les tribunes », a jugé Danny Agung Prasetyo, coordinateur des supporteurs de l'Arema FC.