Duel MINI/Toyota : "Une minute sur 470 km, que veut-on de plus ?"

Guillaume Navarro

Alors que l'ensemble des concurrents du Dakar ont tenté de reprendre des forces après six étapes et avant de se lancer dans la seconde semaine de rallye, qui débute par la plus longue portion chronométrée de l'épreuve, ce dimanche, Sven Quandt, directeur d'équipe chez MINI, est revenu sur le caractère particulier de l'homme qui se présente actuellement en tête du classement général, son pilote .

Espériez-vous ce niveau de performance de la part du buggy MINI à ce stade de l'épreuve ?

Je n'en étais pas sûr. À chaque fois que l'on vient sur le Dakar, on ne sait pas où l'on en est. On sait ce qu'on a fait : un travail énorme, ces dernières semaines. Quand on arrive, on pense qu'on est rapides. Cependant, l'année dernière, nous avons été déçus : nous pensions être beaucoup plus rapides.

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Cette année, je pense que nous sommes là où nous devrions être. C'est une bonne bataille. Oui, Nasser se plaint qu'il est trop lent et tout, et ceci cela, mais ce n'est pas juste : nous savons tous que les voitures sont plus ou moins rapides en fonction du terrain. Et je sais, je peux vous le dire, que tout le monde pousse actuellement au maximum. C'est délicat, vous vous concentrez pendant trois à cinq heures dans la voiture, c'est difficile. Alors, parfois, on est un peu plus lent parce qu'on ne peut pas se concentrer et puis l'autre est plus rapide ; et parfois, le terrain convient plus à un type de voiture qu'à un autre. Donc à la fin, je pense que c'est un super équilibre pour le moment parce qu'on peut voir qu'on se bat dans environ une minute sur 470 km – allez, qu'est-ce qu'on veut de plus ? Si les voitures sont si proches, je pense que cela montre que tout est en ordre.

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A-t-il placé beaucoup de pression sur l'équipe ?

Sa pression normale, disons-le comme ça ! Chose que j'aime : je pense que c'est bien. J'aime les défis, et c'est seulement dans les défis que l'on s'améliore. Sans défi, c'est ennuyeux. Donc quand il est venu nous voir, j'ai su précisément que j'allais alors avoir un beau défi avec lui. Il est exigeant, mais c'est bien et il est exigeant avec Gérard [Sesing], notre responsable des suspensions, qui a en fait développé toute la suspension. Et c'est une bonne chose. Pour le reste, il a un bon feeling avec toute la voiture, donc de ce côté, c'est vraiment bien. Et puis nous avons aussi reçu un petit peu ici et là de Stéphane [Peterhansel, troisième au général avant ce dimanche, ndlr], donc cette combinaison – Stéphane/Carlos – fonctionne parfaitement.

Comment Carlos est-il en tant que pilote ?

Je pense qu'il est vraiment bon. Je pense aussi que même de l'année dernière à cette année, il y a un petit changement dans sa façon de piloter et dans la façon dont il fait sa propre stratégie. Je trouve ça bien : on a vu ça sur dans les dernières courses. Je suis donc très content de cela et c'est un super pilote, nous le savons tous.

Propos recueillis par Sergio Lillo

 

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