Ecoles sommées de compter les absents lors de l’Aïd al-Fitr : la polémique s'amplifie

Jc Milhet

La polémique ne s'apaise pas après la découverte d’une demande « d’évaluation » du nombre d’élèves absents le jour de l’Aïd al-Fitr, le 21 avril dernier, dans les établissements scolaires. Une requête qui émanait directement du ministère de l’Intérieur, mais qui, réalisée dans la plus grande discrétion, suscite une vive polémique.

D’autant que, dans certaines académies, comme à Toulouse, la demande a été transmise aux écoles par voie policière. La demande des policiers est « particulièrement choquante en ce qu’elle associe la pratique religieuse musulmane à une question de sécurité », a ainsi déploré SOS Racisme.

« Pour quelles autres fêtes religieuses le ministère de l’Intérieur a-t-il demandé une évaluation du taux d’absentéisme aux chefs d’établissement ? », s’interroge l’association dans son communiqué. Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, fustige, en outre, une logique « de dissimulation » des intentions du ministère de l’Intérieur.

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Le syndicat Sud-Éducation a, lui, dénoncé des « dérives islamophobes » dans l’administration.

Pas de volonté de « fichage »

De son côté, le ministère de l’Intérieur dément, dans un communiqué, toute volonté de « fichage » des élèves en fonction de leur confession, mais assure « étudier régulièrement l’impact de certaines fêtes religieuses sur le fonctionnement des services publics, et notamment au sein de la sphère scolaire ».


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