Ecologie - Un challenge sur les réseaux sociaux pour un sport plus vert

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Le label de l'ancien rugbyman Julien Pierre Fair Play For Planet lance un challenge à destination de tous les sportifs, professionnels ou amateurs.

Ces prochains jours, ne soyez pas surpris si vous voyez Nikola Karabatic, un des meilleurs joueurs de l'histoire du handball, partager une vidéo de lui sur son vélo pour se rendre à l'entraînement, l'internationale de rugby Lenaïg Corson se filmer en train de nettoyer le vestiaire de l'équipe de France ou l'ancien tennisman Paul-Henri Mathieu, qui va par ailleurs lancer une collection de vêtements de sport éco-responsables fabriqués en France, défier d'autres sportifs à abandonner les bouteilles d'eau et à boire dans une gourde en inox. Ces trois-là n'auront pas perdu la raison mais participeront à un challenge, lancé par le label de Julien Pierre Fair Play For Planet.

« On lance ce #FPFPChallenge pour que les sportifs puissent partager des vidéos et défier d'autres sportifs. C'est important de sensibiliser et, surtout, de passer à l'action pour réduire l'impact du sport sur l'environnement », nous explique l'ancien international. Celui qui fut international français entre 2007 et 2012 (27 sélections) développe : « On considère que chaque geste compte, que ce soit d'aller au stade en vélo plutôt que d'aller en voiture, faire attention au tri, tous les gestes identifiés dans les dix actions. »

Elles sont présentes dans la « charte des dix actions pour un sport plus vert » et sont assez variées, comme aller aux entraînements et aux compétitions à pied, à vélo, en bus, en trottinette ou en covoiturage, prendre une douche sans dépasser le temps d'une chanson, acheter des produits de saison en circuit court, trier ses déchets et nettoyer le vestiaire, la salle, le bord du terrain et le bus ou encore oublier le jetable et le plastique à usage unique.

« Aujourd'hui, un Français produit 440 kilos de déchets chaque année. C'est important de les trier mais il faut aussi les réduire », avance l'ancien deuxième-ligne (1,97m, 110 kilos). La France est en effet un des pays européens qui consomme le plus d'articles de sport et de loisirs. Et 80 % des émissions de gaz à effet de serre imputées à une manifestation sportive qui sont dues au transport des personnes (organisation et supporters), dans le monde avant Covid-19 et ses stades à huis-clos, bien évidemment.

Ces dix actions ne sont donc pas sorties du chapeau d'un magicien. Elles ont été coconstruites avec l'Ademe. « La transition écologique, c'est l'affaire de tous, au quotidien, rappelle Arnaud Leroy, président de l'Agence de la transition écologique, dans un communiqué. Le sport, de par les valeurs qu'il porte, notamment auprès des amateurs et de leurs clubs, est un terrain particulièrement riche pour concrétiser cette transition à travers des actions à la fois fédératrices, joyeuses et collectives. »

Le principal attrait de ce challenge, c'est que tout le monde peut participer. Aussi bien des sportifs amateurs, professionnels, voire des pas sportifs du tout. « Le but, c'est que ça fasse effet boule de neige : les sportifs vont en challenger d'autres à réaliser les défis que nous leur proposons en partageant des vidéos. » Le challenge est ouvert jusqu'à la fin de l'année, avec une récompense à la clé : « Je passerai une journée de sensibilisation à l'environnement au sein du club qui aura été le plus engagé. » Nul doute qu'un club amateur serait ravi d'accueillir un finaliste d'une Coupe du monde, celle de 2011 perdue de justesse contre les All Blacks (8-7). Amis sportifs, ou pas, à vous de jouer !

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