Eddie Jones (Angleterre) : « Quelqu'un a soufflé une poussière magique... »

Les Blacks et l'Angleterre ont fait match nul, samedi. (Toby Melville/Reuters)

Heureux d'avoir tenu en échec les All Blacks (25-25), samedi, Eddie Jones, le sélectionneur anglais, est fier de la réaction de ses hommes en seconde période.

À la fin du match entre l'Angleterre et la Nouvelle-Zélande qui s'est conclu sur un impensable match nul (25-25) alors que les All Blacks menaient de 19 points à 9 minutes du coup de sifflet final, samedi, on a vu le sélectionneur anglais Eddie Jones sourire, comme soulagé et heureux de ne pas avoir à justifier un nouveau faux pas à domicile de son équipe après celui commis en début de tournée contre l'Argentine (29-30). Puis, il est descendu sur la pelouse pour saluer ses joueurs, réconforter Jack van Poortvliet, le jeune demi de mêlée qui est complètement passé à côté de son sujet, et parler à l'oreille de Marcus Smith, l'homme qui a sonné la révolte anglaise, mais qui a aussi été sifflé, et critiqué pour avoir dégagé le ballon en touche à la 80e minute, et ainsi avoir cassé le rêve de Twickenham de voir son équipe battre les All Blacks.

De tout cela, il en a été question lors de la conférence de presse d'après-match d'Eddie Jones : « Nous sommes déçus car nous n'avons pas gagné le match, mais un match nul est un match nul. Et vu leur domination en première période, on aurait pu renoncer. Et on a déjà vu par le passé de belles équipes renoncer contre les All Blacks et prendre 50 points. Les All Blacks ont été agressifs, plus forts dans les rucks, et leurs coups de pied offensifs ont été très bons. Et nous, on s'est accrochés, on s'est accrochés... Quand vous êtes complètement pulvérisés par cette équipe comme on l'a été en première période, et que vous ne restez pas dans le combat, ça devient très compliqué. Et nous, on est restés dans le match, avec une réaction exceptionnelle des leaders de l'équipe. Pour sa centième sélection, Owen Farrell a réalisé un super boulot, comme Ellis Genge, ou Jack Nowell. L'autre élément important du match a été l'apport du public qui a tout simplement été exceptionnel. La foule a été incroyable et a soulevé les joueurs.

En début de seconde période, on a essayé de leur mettre la pression. On a dominé mais on n'a pas réussi à convertir, et puis quelqu'un a jeté une poussière magique sur notre équipe, les passes sont arrivées, et on a été plus propres. Je pense que ce match va être très important pour nous, parce que c'était aussi pour beaucoup de mes joueurs leur première fois contre la Nouvelle-Zélande, et ça va leur apporter beaucoup d'expérience. Et ce qui est aussi important, c'est qu'on a fait match nul à 23. Sur la décision de Marcus Smith, c'est une décision qui appartient aux joueurs. Je ne suis pas sur le terrain pour les influencer, je leur fais confiance. Marcus est un joueur incroyable et ses quarante dernières minutes sont les meilleures qu'il a réalisées. Il a été agressif, décisif, et a voulu s'approprier le match, mais pas de manière individuelle. Je suis persuadé que c'est un grand pas en avant pour ce jeune homme. Et pour Jack van Poortvliet qui est un jeune joueur brillant (21 ans), c'est un match dans lequel les choses ne sont pas bien passées, et vous devez vous battre contre ça. Il va beaucoup apprendre de ce qui s'est passé. »

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