Elisabeth Borne sur le Tour de France femmes : « Donner envie de faire du sport »

Élisabeth Borne avec Marion Rousse au départ de la 5e étape du Tour de France femmes. (D.R.)

La Première ministre, Élisabeth Borne, a suivi jeudi le début de la 5e étape du Tour de France femmes. L'occasion de parler de sport, décrété grande cause nationale en 2024 lundi à l'issue du conseil olympique et paralympique à l'Élysée.

Accueillie par Marion Rousse, directrice du Tour de France femmes, et Christian Prudhomme, son homologue du Tour masculin, Élisabeth Borne est venue rencontrer les coureuses jeudi avant le départ de la cinquième étape entre Bar-le-Duc et Saint-Dié-des-Vosges. Après les premiers kilomètres dans la voiture de la directrice de l'épreuve, elle a quitté la route afin d'assister à une réunion sur la ruralité avec les élus locaux.

Entre les deux, elle a pris quelques minutes pour revenir sur le conseil olympique et paralympique de lundi à l'Élysée et l'annonce du sport décrété grande cause nationale en 2024.

« Pourquoi avoir suivi cette 5e étape du Tour de France femmes ?
Je tenais vraiment à être présente car c'est la première édition de ce Tour de France féminin dans le nouveau format. Le Tour est une fête populaire, un spectacle formidable et gratuit. C'est aussi l'exigence d'un sport de haut niveau et il est important de soutenir ces coureuses qui sont de vraies championnes.

Vous êtes fan de sport ?
Je crois énormément au sport, ça permet aux jeunes de mobiliser tous leurs talents, de montrer comment ils peuvent se dépasser. Ça prépare à la vie. Quand j'étais à Polytechnique, j'ai eu la chance de découvrir l'aviron, qui est un sport extraordinaire, un vecteur d'équilibre essentiel. Au ministère du Travail, j'ai rencontré beaucoup de jeunes qui avaient perdu confiance en eux, qui n'avaient pas de projet professionnel et qui ont été aidés grâce à des clubs de sport qui font un travail formidable en matière d'insertion professionnelle.

Que retenir du conseil olympique et paralympique de lundi à l'Élysée ?
Le compte à rebours est lancé, on est à deux ans d'un événement considérable. C'est une chance pour notre pays d'accueillir les Jeux d'été car on ne les avait pas organisés depuis un siècle et c'est évidemment l'occasion de montrer la plus belle image de notre pays. Je réunirai un comité interministériel sur les Jeux Olympiques et Paralympiques deux fois d'ici à l'été 2023, plus si nécessaire, et ensuite on sera sur un rythme trimestriel.

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Avez-vous des inquiétudes, en particulier sur la cérémonie d'ouverture sur la Seine ?
C'est un défi énorme. Le choix très fort qui a été fait d'une cérémonie d'ouverture pour les Jeux Olympiques comme Paralympiques, non pas dans un stade mais à l'extérieur, implique plus d'exigence. Cela nécessitera une importante préparation en amont, beaucoup de méthode et de rigueur. On mobilisera toutes les forces de sécurité nécessaires, l'opération Sentinelle par exemple, et on aura aussi besoin de sécurité privée.

Le secteur manque pourtant d'effectifs...
Je ne peux pas me résoudre à l'idée que l'on n'arrive pas à recruter dans ces métiers car cela peut être une première marche vers d'autres orientations professionnelles, comme la police municipale. On est très mobilisés sur ces enjeux de sécurité.

« C'est le moment d'accélérer la pratique sportive pour les personnes en situation de handicap et de multiplier par trois les clubs qui peuvent les accueillir »

Et sur les éventuelles dérives budgétaires ?
Le président l'a dit : les Jeux paieront les Jeux, il n'est pas question de demander au contribuable français de payer les Jeux. La Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques) fait un très bon travail, c'est exceptionnel de voir que les chantiers sont à l'heure, les budgets sont tenus et cela doit se dérouler comme ça jusqu'au lancement des Jeux. Et puis il y a une question d'héritage, on souhaite avec le président de la République que ces Jeux soient les Jeux de tous les Français.

Ils ne semblent pas pour l'instant très impliqués...
C'est pour cela que l'on a annoncé l'ouverture d'une billetterie populaire avec l'achat de 400 000 places pour que tout le monde puisse être de la fête. Je n'oublie pas les paralympiques, c'est le moment d'accélérer la pratique sportive pour les personnes en situation de handicap et de multiplier par trois les clubs qui peuvent les accueillir. Le mouvement est lancé avec les clubs qui s'adaptent et cela doit faire partie de l'héritage des Jeux.

Quid de l'accessibilité qui était l'une des priorités pour les personnes en situation de handicap ?
Toutes les stations de métro n'étant pas accessibles, nous travaillons à trouver des solutions alternatives : tous les tramways sont accessibles et puis on renforcera les bus, notamment pour les délégations. Il faut que les Jeux Paralympiques soient aussi une superbe fête.

Le sport grande cause nationale en 2024, ça veut dire quoi concrètement ?
Cela veut dire que l'on veut vraiment que le sport fasse partie de l'héritage de ces Jeux. Tout le gouvernement va se mobiliser pour développer la pratique sportive, donner envie de faire du sport. La semaine dernière j'étais à Vaulx-en-Velin (banlieue de Lyon) avec des jeunes qui ne peuvent pas partir en vacances et qui vont bénéficier de la mobilisation des clubs sportifs pour bouger et ne pas rester tous seuls chez eux. C'est aussi valoriser tous les atouts du sport pour apprendre la vie en société, s'accrocher dans un métier. On veut continuer à développer bien sûr le sport à l'école, le sport au collège, dans l'enseignement supérieur et dans l'entreprise. »

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