En France, les footballeurs professionnels rapportent très gros au contribuable

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Si les joueurs professionnels sont souvent pointés du doigt pour leurs salaires jugés indécents, ils représentent aussi une aubaine pour l’État français.

Kylian Mbappé embrassé par Emmanuel Macron lors de la remise de la Coupe du Monde
Kylian Mbappé embrassé par Emmanuel Macron lors de la remise de la Coupe du Monde

Que ce soit sur le terrain ou en coulisses, le Paris Saint-Germain n’a pas de rival dans le championnat de France. Le classement des joueurs les mieux payés de Ligue 1, dévoilé ce vendredi par L’Équipe, l’a encore confirmé. Avec un salaire moyen de 820.000 euros bruts par mois, les Parisiens surclassent leurs rivaux marseillais (258.000 en moyenne), monégasques (160.000) et lyonnais (150.000).

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Si ces salaires agacent souvent l’opinion publique, ils représentent aussi une manne financière colossale pour l’État français grâce aux impôts et cotisations sociales. Qui dit gros salaires, dit aussi prélèvements obligatoires à six chiffres. En comptant l’ensemble des joueurs de Ligue 1 et Ligue 2 en France (plus de 1000 joueurs), les parts salariales et patronales des cotisations sociales grimpent à 340 millions d’euros selon L’Équipe. Une somme non négligeable qui permet de financer les différents systèmes de protection sociale. 

En juin 2018, les footballeurs représentaient 0,005% des emplois salariés et non-salariés du secteur privé mais 0,30% des impôts sur le revenu selon les estimations de l’économiste Richard Duhautois au journal L’Équipe.

Un seul joueur professionnel permet de payer… 32 personnes

Les mauvaises langues diront que les blessures, souvent coûteuses, des joueurs de notre championnat coûtent cher au contribuable français. Bonne nouvelle pour la Sécu, les montants versés sont plafonnés : 198,81 euros maximum par jour, pendant les 28 premiers jours, puis 265,09 euros à partir du 29ème. Actuellement blessé, Neymar ne coûtera pas plus que 14.000 euros à l’Assurance Maladie, indique CapitalEn attendant le rétablissement complet du Brésilien, c’est au Paris Saint-Germain de compenser la différence entre le salaire mensuel de sa star (plus de 3M€) et les indemnités journalières versées.

L’économie du football, aussi puissante que celle du cinéma et de la musique, a permis d’employer 34.815 personnes lors de la saison 2015-2016. En France, un seul joueur de football professionnel permet ainsi de nourrir pas moins de 32 bouches.

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