Encore distancé, Viñales est fataliste : "Je dois garder mon calme"

Vincent Lalanne-Sicaud
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a vécu une nouvelle course difficile au Grand Prix de Valence, conclu à la 10e position. C'est certes trois positions de mieux que la semaine précédente, mais Viñales avait dû partir des stands lors de la première course de Valence, alors qu'il s'élançait d'une prometteuse sixième place sur la grille ce dimanche. Le pilote Yamaha évoque avec un certain fatalisme le niveau de performances de sa M1.

"Je pense qu'on a fait de notre mieux", a-t-il déclaré. "C'est sûr qu'on est loin des autres motos, mais en tout cas, je reste positif, je fais mon travail. J'essaie de donner les meilleures informations possibles, et maintenant je pense à Portimão."

Viñales n'était plus que 13e après le départ et il n'aurait peut-être pas pu revenir dans le top 10 sans les chutes de . Le départ a souvent été un point faible ces dernières années mais ce n'est plus qu'un problème parmi d'autres pour lui. Dans ce contexte difficile, il tente avant tout de conserver sa sérénité.

"L'envol est bon, mais ensuite tout le monde me double en ligne droite... C'est dur, sincèrement. Je ne sais pas. Il y a trop de choses à améliorer [rires] ! Je ne veux pas trop y penser. Ça fait quatre ans que c'est comme ça, je comprends très bien la situation, je dois garder mon calme, donner les meilleures informations possibles à Yamaha, et on verra l'an prochain. Je croise les doigts pour qu'on ait une moto performante."

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Tous les pilotes Yamaha ne connaissent pas les mêmes difficultés. Franco Morbidelli a remporté deux des trois dernières courses mais avec une différence de taille : le pilote italien dispose de la machine 2019, que et Maverick Viñales rêvent de retrouver tout en sachant que ce ne sera pas possible.

"Je n'y pense pas trop, sincèrement", assure Viñales. "J'essaie de faire mon travail, de rentrer chez moi et d'être satisfait. Je ne peux pas en faire plus, sincèrement. J'aimerais qu'on puisse utiliser [la moto 2019] l'an prochain, mais je ne pense pas que ce soit possible. Je ne le demande même pas. Je sais que nous avons la moto 2020. C'est ce que nous avons choisi au début [de l'année]. On doit se concentrer sur ça. Maintenant, on doit travailler pour Portimão, pour décrocher un meilleur résultat."

On ne sait pas comment améliorer la moto.

Maverick Viñales

Viñales et Quartararo se sont longuement exprimés sur les faiblesses de la Yamaha version 2020 au cours du week-end. Comme le Français, Viñales a testé de nombreux réglages sans noter de véritables changements, même si des progrès ont été faits au freinage.

"Ce sont les limites de la moto, c'est le maximum de notre moto cette année. C'est difficile de trouver quelque chose. Sincèrement, on ne sait pas comment améliorer la moto. J'ai essayé beaucoup de choses. J'ai un peu progressé au freinage. La motricité est un gros problème. J'ai beaucoup souffert en course. J'ai perdu quatre secondes dans le dernier tour, donc je ne sais pas. Il faut en parler à Yamaha, parce que je ne sais pas. Je sais comment freiner, mettre les gaz, je ne connais pas tout l'aspect technique. J'essaie de m'impliquer, de progresser, mais on ne peut pas en faire beaucoup plus, sincèrement."

Retrouver la M1 de la saison passée semble illusoire : "Nous n'aurons pas [la moto 2019 à Portimão]. Je ne m'en souviens pas précisément, mais si on a déjà choisi la spécification, on ne peut pas modifier le moteur. On peut en utiliser un neuf mais pas un différent. Avec le COVID, on ne peut pas faire non plus de changements pour l'an prochain, donc ce sera encore difficile. Je pense qu'on ne peut pas changer [de moto]. Si c'est possible, c'est sûr qu'on le fera !"